‹ Traité des maladies du cœurChapitre 125 sur 418 · SIGNES DES AÛIPOSES ET STÉATOSES DU COEUR · texte numérisé non relu

SIGNES DES AÛIPOSES ET STÉATOSES DU COEUR

par des signes spéciaux, comme nous l'avons fait pressentir.

Signes. — Avec Stokes on avait admis la séméiologie suivante : « 1° attaques répétées de syncope ou de pseudoapoplexie; 2° lenteur, faiblesse, irrégularité permanente du pouls; 3° impulsion cardiaque faible avec brait de souffle au premier temps ; 4-° murmure sur le trajet de l'aorte sans caractère de régurgitation ; 5° les deux bruits du cœur manquent et sont remplacés par un murmure soufflant; 6° phénomène respiratoire de Gheyne-Stokes. » Or tous ces signes se rapportent principalement, surtout le souffle systolique et le murmure, aux lésions alhéi'omateuses de l'orifice aortique et de la crosse de l'aorte; la faiblesse des contractions, la diminution des deux bruits valvulaires révèlent bien une déchéance organique du myocarde, mais pas plus la surcharge graisseuse que l'atrophie granulo-graisseuse des faisceaux musculaires, et j'ajoute leur transformation fibreuse. Les sensations de dyspnée de travail, de l'angoisse, des vertiges, des syncopes, indiqués par Friedreich, n'ont pas plus de valeur. Jaccoud insiste pour dire que la séméiologie de la dégénérescence graisseuse n'a rien de caractéristique en dehors delà lenteur du pouls et de la respiration de Gheyne- Stokes, qui n'ont efles-mêmes rien de pathognomonique. Le diagnostic est impossible; il est à l'état de présomption si, en l'absence de lésions valvulaires, de péricardite et de dilatation du cœur, on constate une athéromasie étendue.

IJKIUIAIX SÉE.

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