SIGNES ET SYMPTOMES DES HYPERTROPHIES ET DILATATIONS
3« Vinspedioi indique presque toujours des artères fortement pulsatiles parfois flexueuses, la turgescence du visage, la voussure de la région précardiale. Dans l'hypertrophie du ventricule gauche le bord latéral gauche est fortement secoué pendant là contraction ; dans l'hypertrophie droite, la main apposée sur la partie inférieure de la région précordiale est vivement soulevée ; dans l'hypertrophie totale c'est toute la région cardiaque.
4» Le choc de la pointe, dans l'hypertrophie du ventricule gauche, est dévié à gauche et en bas, ordinairement large et résistant; parfois il ne paraît pas plus fort, bien que l'action du cœur, à en juger par d'autres signes, soit fortement augmentée. Des causes locales, la rigidité de la paroi thoracique, le boursouflement du poumon, l'application de la paroi soulevée du cœur aux côtes, empêchent le choc de la pointe d'arriver à un développement net. De même des extensions marquées du cœur droit peuvent le déplacer considérablement en dehors, de sorte que sa présence entre la ligne gauche mamillaire et la ligne axillaire n'indique pas directement une hypertrophie du cœur gauche.
Par suite de la rétraction du bord gauche du poumnn on voit dans l'hypertrophie souvent une forte pulsation de l'espace intercostal situé à gauche. L'hypertrophie du ventricule droit est- presque toujours, quand les bords des poumons sont quelque peu rétractés, accompagnée par un battement diaslolique perceptible sur l'attache de la valvule pulmonaire; dans l'hypertrophie du ventricule gauche, il se trouve un phénomène analogue provenant des valvules aortiques, lorsque, par suite d'une rotation sur leur axe des gros vaisseaux, l'origine de l'aorte est placée sur la partie commençante de l'artère pulmonaire.
5° La percussion donne les apparences d'une faible augmentation et d'une plus forte intensité de la maiitc
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cardiaque. Lu porcussion avec palpalion, qu'on a appliquée à la démons Ira lion de l'hypertrophie, indique une ibrlc augmentation de la résistance dans la région cardiaque.
La recherche de la matilé relative (profonde) est bien plus importante que celle de la matité absolue, parce qu'elle Iburnit des données plus précises et directes sur le volume du cœur, surtout si on percute très légèrement avec le doigt. L'examen de la matité absolue est incertain, en ce qu'une matité plus inlense etplus résistante peut être admise à tort, par suile d'une application plus forte du cœur contre la paroi thoraciquc (comme dans les scolioses ou lors de la rétraction des bords des poumons). Tant que l'hypertrophie est liée à une dilatation excentrique, il n'y a que l'éiai'gissemcnt du cœur démontrable par la percussion qui puisse révéler ce dernier état; ce n'est que quand une dilatation absolue se manifeste, qu'il apparaît aussi d'autres symptômes significatifs particulièrement ceux de la faiblesse du cœu r.
Plus la matité est élendue, en l'absence de la péricardite ou des adhérences, plus est probable une dilatation passive, et cette opinion est cei-taine si en même temps on trouve le pouls relativement petit, et les bruits du cœur faiblement perceptibles. Dans ces cas on peut pendant la vie du malade reconnaître une augmentation colossale de la matité principalement vers la gauche et en longueur quand il s'agit de l'élargissement principal du ventricule gauche, au contraire vers la droite et en travers dans les distensions du ventricule droit, tandis qu'après la mort, par suite d'une contraction violente et ultime, le volume du cœur paraîl souvent plus petit que ne l'indiquait l'examen pendant la vie.
6° Veines et pouls. — 11 faut signaler avec soin la stase veineuse, signe important, qu'elle survienne dans les veines du poumon ou bien dans les veines du corps. Un accom-