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SIGNES ET SYMPTOMES DES IIVPERTROPIIIES ET DILATATIONS

pagnement particuliei' des grandes dilatations, surtout aiguës, c'est l'absence de pouls dans les artères du bras, sans qu'en apparence la nulrilion des parties situées à la périphérie du corps en souffre, car dans ces cas on trouve la température des mains et des pieds complètement normale ou à peu près. Si on suit la radiale vers le centre, on trouve d'abord dans l'artère brachiale une trace de pulsations, et ce n'est que dans la sous-clavière et dans la carotide qu'on sent un pouls très faible, pendant que les tons du cœur, sans être aussi sonores qu'à l'état normal, se signalent cependant par un rythme et un caractère acoustiques assez nets. II s'agit peul-êire dans ces cas, dit Rosenbach, d'un changement de tension et d'innervation des muscles artériels par suite d'une réplétion imparfaite du système artériel, et ces changements font perdre aux mouvements du sang dans les petites artères leur caractère pulsatile et intermittent, en leur en imprimant un autre plus continu. Il est évident, la température restant normale, qu'il ne peut pas être question ici d'une anémie artérielle ; il ne s'agit pas davantage d'une embolie double simultanée des gros troncs artériels.

7° Renforcement du deuxième Ion arlériel. — Les signes d'auscultation ont aussi une importance diagnostique, car le renforcement du deuxième ton arlériel, tant de l'artère pulmonaire que de l'aorte, indique une haute tension dans le système arlériel et par cela, selon toutes probabilités, une hypertrophie de la cavité correspondante du cœur. Parfois le deuxième ton fortement accentué devient nellemml métallique, surtout quand l'élargissement de la crosse de l'aorte est combiné avec un épaississemenl de la paroi par V artériosclérose.

Un renforcement du premier ton veniricula ire accompagne assez souvent l'hypertrophie du ventricule gauche; parfois

428 TYPTE IIYI'ERTROPIIIQUE ET IH !>EHCAV1TAI11E.

on peut en même temps percevoir un cliquetis spécial (métallique) provenant de la secousse violente de la paroi tlioracique, particulièrement chez les individus dont la paroi est élastique. Les phénomènes d'auscultation de la suractivité du cœur disparaissent naturellement à mesure que la dilatation passive se forme, et alors la faiblesse des tons cardiaques est dans un frappant contraste avec le volume du cœur.

8° Le bruit de galop qu'on constate assez souvent dans l'hypertrophie avec dilatation se compose pendant l'action du cœur de trois tons perceptibles, un systolique et deux diastoliques dont le deuxième présente V accent ; ce signe n'a pas de valeur palhognomonique, bien qu'il soit souvent associé aux manifestations d'une certaine faiblesse du cœur. Il peut persister après que l'insuffisance du myocarde et les phénomènes de la dilatation ont disparu. Toutefois le phénomène en général est plus particulièrement lié à l'apparition et à la disparition de la parésie du cœur. Pour ce qui en concerne le mécanisme, il esl à supposer que le ton accentué de la diastole, ou deuxième ton, avec sa courte répercussion, est dû au ton préauriculaire provoqué par l'action énergique de l'oreillette gauche, tandis que d'après Leyden c'est une contraction irrégulière du ventricule gauche en deux actes qui serait la condition préalable de la formation du double ton. Frânlzel tient le bruit de galop pour un mauvais signe, tandis que, d'après Potain et Rosenbach, on peut l'observer avec de très légers symptômes cardiaques ou dans des cas graves qui se sont terminés lentement par la guérison.

9° Insuffisance relative mitrale. — Dans des dilatation.s graves il se fait souvent une insuffisance rehitive des valvules mitrales avec ses signes caractéristiques, qui peut disparaître rapidement par la digitale, et c'est là un critérium diagnostic différentiel quand la force s'accroît, et que la contraction du

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