‹ Traité des maladies du cœurChapitre 151 sur 418 · COEUR ACCÉLÉRÉ DE BASEDOW · texte numérisé non relu

COEUR ACCÉLÉRÉ DE BASEDOW

plus lard ils sont presque toujours ressentis et deviennent pénibles pour les malades, ou s'accompagnent même d'un sentiment d'angoisse intense, ou en donnant lieu à une sensation d'oppression plus ou moins marquée. Cette tachy-

eaiclio consHine le signe constant, caiactérîslîque de la

maladie de «asedo^ ; voilà la formulc vraic. Ballet ajoutc avec raison; c'est ce signe qu'on rencontre toujours, même dans ces formes frustes, qui ont singulièrement élargi k cadre de cette affection.

Accès de palpitations. — Ces troubles de la respiration se manifestent particulièrement quand la tachycardie se traduit par des accès, qui impriment alors le caractère paroxystique à plusieurs symptômes delà maladie. Entre, comme pendant les accès, les palpitations sont assez fortes pour soulever la paroi thoracique; en même temps le choc du cœur est brusque et semble augmenté d'énergie ; l'exagération de la contraction musculaire suffit, dit-on, pour l'expliquer? Dans les cas les plus simples, c'est tout ce qu'on constate; mais dans d'autres cas apparaissent des phénomènes cardiaques nouveaux, tout d'abord l'arythmie.

Arythmie. — Dans une excellente description Rendu dit ceci : « A certains moments le cœur semble s'affaiblir; des pulsations précipitées inégales, irrégulières, des faux pas, des redoublements, des contractions avortées impuissantes à transmettre une onde de vibration jusqu'à la radiale montrent jusqu'à quel point l'innervation du cœur est affectée. » D'après cela j e ne comprends pas comment on nie les arythmies et commentée pouls intangible a pu être pris au sphygmographe. Dans ces paroxysmes rarement bien tolérés, l'arythmie tachycardique peut aller jusqu'à produire une asystolie véritable avec la dyspnée, l'anxiété et même la cyanose qu'on rencontre dans les maladies communes du cœur.

Hypertrophie ou dilatation. Matité et choc. — L'examen

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du cœur monire les signes d'une hyperlroplilc ou plulôl d'une dilalalion plus ou moins prononcée du cœur gauche, parfois aussi du cœur droit. — La malilé dépasse lanormalé en longueur et en largeur. — La pointe du cœur est abaissée, el le choc qu'on perçoit à la pointe est plus large ; il dépasse la ligne mamillaire à gauche; on prétend môme pouvoir le sentir à la base. — Cet abaissement de la pointe peut indiquer aussi bien la dilatation que l'hypertrophie.

A VauscuUaiion on trouve bien souvent les tons naturels à l'état de pureté même quand la dilatation est marquée, ce qui lait supposer que la dilatation hypertrophique existe sans lésion valvulaire.

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