TYPE NERVO-MUSCULAIRE
guérison au repos, à une bonne nourriture, et aux médicamenls qui relèvent la force du cœur, la digitale, la convallamarine et la sparléine qui sont les vrais toniques du cœur.
Lésions anatomiques. — Quand ils meurent, on constate, d'après Seitz, tantôt une dilatation, tantôt une hypertrophie valvulaire. Albutt y ajoute même des altérations valvulaires, des rétrécissements ou des insuffisances aortiques ou mitrales; il s'agit là évidemment de ces cardiaques à lésion valvulaire préalable, dont parle Leyden, et qu'une fatigue musculaire subite mène à la mort. Abstraction faite de ces cas complexes, il n'en reste pas moinsvrai qu'on rencontre souvent dans les autopsies des dilatations sans aucune cause anatomique ou mécanique, c'est-à-dire sans lésion valvulaire, sans sclérose des artères, sans altération des reins; dans ces cas le muscle du cœur n'a presque jamais été examiné, on n'avait apprécié que le changement de capacité. Or voici l'expression des faits de Leyden. Parfois les fibres musculaires du cœur sont indemnes, mais le plus souvent elles sont graisseuses et fibreuses; cet état s'accompagne d'un état avancé de dilatation; il n'est pas question d'hypertrophie ni d'atrophie du muscle. S'il existait une hypertrophie véritable, c'est-à-dire avec augmentation du volume des éléments musculaires par suite du fonctionnement exagéré des muscles striés, cette hypertrophie ne tarderait pas à passer à l'état granulo-graisseux ou scléreux; car ce n'est plus là un muscle augmenté par l'excès de travail mécanique ou professionnel; c'est au contraire un processus rétrograde, une dénutrition du muscle, de sorte que le surmènement du cœur consiste en réalité non plus dans un simple affaiblissement fonctionnel du cœur {weakened heart) ni dans une hypertrophie comparable à celle du biceps grossi parla musculation excessive, mais c'estun véritable état de régression fibreuse ou fibro-graisseuse,qui dans l'immense majorité des cas n'est plus susceptible de guérison.