COEUR ÉNERVÉ
cœur énervé les angoisses et les dyspnées se manifestent aussi bien au repos que pendant l'activité corporelle, bien que celle-ci augmente aussi ces oppressions.
T Di/spnée inspiratoire nulle. — Un moyen très certain d'établir la différence avec l'angor pectoris, c'est dans les angines la forme spéciale d'inspirations douloureuses ne'cessitant le concours de tous les muscles respiratoires, et d'expirations énergiques, suivies ordinairement d'un ralentissement de la respiration, tandis que dans le cœur énervé, malgré l'énorme dyspnée subjective ou accusée par le malade, il n'existe jamais une augmentation de l'activité respiratoire; la respiration reste superficielle, ne se trouble pas, ou elle manque entièrement pour reprendre après une pause par une profonde et supérieure inspiration. Il faut ajouter encore, relativement à la faiblesse nerveuse du cœur et à ses rapports avec les cardiopathies organiques, mais surto\xt3LYec\a. sclérose coronaire, que chezles névro-asthéniques du cœur la continuation des causes nuisibles peut amener peut-être une maladie des artères ou du muscle du cœur, car les deux affections ont des causes communes, et l'énervation cardiaque de la jeunesse représente en réalité un trouble aigu transitoire de nutrition, qui en se répétant ou en persistant peut laisser des traces dans les tissus des organes.
Avec toutes ces notions le diagnostic est assuré; mais il n'est pas impossible de laisser passer sous le nom de cœur énervé des organopathies commençantes; la réciproque est plus rare.