Ait(/menfa«ioti(ieZamafî7é. — Ala percussionon constate
liabituellementl'augmentation delamatité, ce quitientpresque toujours à l'hypertrophie cardiaque concomitante. Ilfaut remarquer que la zone de matité absolue s'augmente souvent beaucoup par suite du refoulement en dehors, du poumon qui supprime le mouvement costo-pulmonaire. L'adhérence du péricarde àla paroi Ihoracique rend la matité inva-
'•"•^ TYPE l'ERICAIlDIQUIi.
riable pendant les mouvements de la respiration. Mais ce phénomène peut être dû à l'induration des bords des poumons, à l'emphysème, aux adhérences, à la plèvre costale, etc.
6. Signes d'avscuUalion douteux. — L'auscultation produit peu de renseignements vraiment utiles. Les bruits sont parfois affaiblis, surtout dans les myocardites; ils sont sourds et tumultueux dans la période asystolique', d'autres fois très superficiels. On entend quelquefois un bruit surajouté qui se produit seul dans le grand silence, et alors il est dû à la brusque ampliation de la poitrine sous l'influence du choc diastolique, pendant le petit silence, et alors il dépend delà dilation cardiaque (F. Franck). On a signalé dans plusieurs observations un bruit extra-cardiaque stomacal quand l'estomac est dilaté.
Rosenbach accorde une certaine importance à la présence d'un bruit fort, soufflant, systolique, limité à la pointe et aux parties voisines du côté gauche, qui finit souvent avec un son sifflant évident.
Les irrégularités, les intermittences se produisent quand le cœur faiblit temporairement ou définitivement.
On entend parfois des 50M//?e5; ils sont dus soit à des lésions valvulaires d'origine endocardique, soit à des insuffisances fonctionnelles par dilatation. Habituellement dans ce dernier cas l'orifice mitral est seul insuffisant, mais les deux oritîces mitral et aortique peuvent être dilatés.
7. Pouls. — Le pouls dépend naturellement de l'état du cœur. IlfaulnoterencoreTaffaissement diastolique des veines du cou qui alterne avec le pouls carotidien ; quelquefois il y a dicrotisme veineux (voirDusch). Morel-Lavallée insiste sur ce point que les signes fournis par les artères sont en désaccord plus ou moins complet avec ceux que donne l'examen du cœur; il y a par exemple le pouls d'insuffisance aoriique avec des signes de rétrécissement mitral.
SYMPHYSE CARDIAQUE.
La dimiluilion ou la disparilion du pouls pendant l'inspiration a été surtout décrite par Kussmaul et rapportée par lui à la médiaslino-péricardite. Des brides calleuses réunissent d'une part l'aorte au péricarde, et de l'autre ce dernier au sternum ; à chaque inspiration l'enveloppe du cœur sui t le soulèvement sternal et l'aorte se trouve comprimée. La veine cave peut aussi être enserrée par la bride, ce qui amène le gonflement jugulaire à l'inspiration.
Le pouls paradoxal a été rencontré dans les péricardies avec médiastinite (voir chap. M), dans un épanchementpleurétiqiie intense et même chez des individus sains ; l'inspiration profonde aspirant le sang des vaisseaux extra-thoraciques fait obstacle à lapénétration de ce liquide dans l'aorte ; si alors la systole est déjà affaiblie, si une affection broncho-pulmonaire gêne l'entrée de l'air dans les poumons, le pouls cesse d'être perceptible à l'inspiration. H faut remarquer que quand le pouls paradoxal n'est dû qu'à l'accroissement de la pression négative intra-thoracique lechoc etlesbruitsde cœur sont affaiblis, en même temps que l'ondée artérielle diminue ; il peut n'en être pas de même quand il y a médiastino-péricardite (Bernheim). Dans ce dei nier cas on observe aussi en même temps le gonflement veineux dont nous venons de parler. Quand dans le cas de pouls, paradoxal l'affaiblissement inspiraloire du cœur est plus prononcé qu'à l'état normal, on penchera vers un trouble de la contraction cardiaque, tandis qu'à ce moment s'ils ne sont pas modifiés ou s'ils deviennent plus forts, l'inflexion de l'aorte devient probable (Rosenbach).
8. Les signes fonctionnels peuvent être plus ou moins longtemps sans apparaître, ce qui se voit surtout quand la lésion s'établit lentement, tandis que ce sont les adhérences consécutives au rhumatisme aigu qui sont les plus graves. Les signesfonctionnels sont \?idyspnée, Vanxiélé précordialc avec
G02 TYPE PÉRICAUDIQUL:.
tendance à hi syncope, la cyanose et enfin des phénomènes d'asyslolie qui s'accenluenL de plus en plus à mesure que la maladie prog resse.
9. Il y a des observations d'angine de poitrine qui peuvent causer la mort; mais elles ne sont rien moins que convaincantes.
10. État latent. — Quand les phénomènes fonctionnels sont peu marqués, les signes physiques manquent ou sont réduits au minimum, et alors la maladie est le plus souvent latente. Rosenbach a signalé quelques observai ions où il y avait gonlïement des pieds etascite, le domaine de la veine cave étant intact. Il s'agit des propogations de l'inflammation au tissu des grosses veines.
11. Mort subite. — La mort subite rentre dans les terminaisons de la symphyse, et d'après Brouardel il ne se passe guère d'années où il n'en rencontre des cas sur des personnes trouvées sur la voie publique et apportées à la Morgue comme mortes de violences supposées.
§ 4. — Marche et prouostîe. — Diag;nostie.
L'évolution de la symphyse cardiaque pourra être très aggravée par une endocardite intercurrente, qui tantôt augmente ou produit la myocardie, tantôt donne naissance à une lésion valvulaire qui vient achever le cœur. En dehors des cas oii le malade atteint de symphyse est emporté par la maladie intercurrente, la fin normale delapéricardieadhésive totale est Yasystolie, qui s'installe lentement ou bien d'une façon aiguë, quand elle est déterminée par une nouvelle affection pulmonaire et cardiaque.
Les signes les plus graves pour le pronostic sont (Marcel Lavallée) :
SYMPHYSE CARDIAQUE. OU.i
lo La cessation du retrait systoliquede la pointe indiquant ran'aiblissemcnt progressif du myocarde ;
2" La diminution du pouls artériel et le reflux veineux ;
3° L'existence ou la formation d'une lésion valvulaire inlraaortique;
4° L'angine de poitrine (qui n'est prouvée ni par les faits ni par les autopsies) ; 50 L'apparition d'une asystolie persistante et résistant à
la digitale.
Diagnostic. Aucun signe nepeut-être ditpathognomoniquc de la symphyse cardiaque ; ceux même de la médiastinite noueuse ont été observés dans les tumeurs du médiastin. Il en résulte que le diagnostic est toujours difficile et quelquefois impossible.
La myocardie avec faiblesse cardiaque, douleurs primordiales, troubles circulatoires, peut être une cause d'erreur en l'absence de signes physiques bien nets. On penchera pour l'affection du muscle chez le vieillard, pour celle du péricarde chez l'enfant; de plus, dans la myocardie, le pouls sera plus irrégulier. La péricardite avec épanchement, qui s'accompagne parfois de pouls paradoxal, est encore difficile à différencier dans certains cas.