‹ Traité des maladies du cœurChapitre 22 sur 418 · Pouls pathologique · texte numérisé non relu

Pouls pathologique

^ Il y a des qualités naturelles et variables du pouls ; en s'accentuant elles mènent au pouls pathologique; nous venons d'étudier le pouls dicrote qui se voit surtout dans la fièvre.

Yoici cV autres qualités du pouls, appelées pulsus celer et tardus, c'est-à-dire bref et tardif.

Pulsus celer et tardus. — Le pouls a sa pulsation brève comme dans l'insuffisance aortique et la maladie de Basedow (voir chapitres xviiiet xxxi), et la pulsation lente dans tous les athéromes (voir chapitre xxi).

Tout ce qui enraye l'expansion du tuyau artériel et le passage rapide de la diastole à la systole tend à transformer le pouls en pulsus tardus, caractérisé par la diminution des élevures élastiques, une ligne ascendante brisée (pouls anacrote), mais assez rapide au début de la maladie; plus lard, quand l'artère est très rigide, l'onde ascendante revient sur elle-même avant de faire avancer la masse sanguine ; après

POULS. — Sl'llYOMOGr.APlllH.

un certain temps de diastole, l'artère se rétracte, mais alors même la descente se fait sans énergie, lentement et péniblement; c'est le véritable pulsus tanlus (voir chapitre xxi).

Pouls plein et vide. Pouls dur et mou. — La plénitude du pouls résulte des contractions qui règlent l'apport et l'écoulement du sang artériel; plus l'afflux dépasse la sortie, plus le pouls est plein. Or, l'afflux augmente par la force im-

^utsus tardas

\ Mejihritt , inLersiUifille

Fig.G. A. Ligne ascendante brève. — S. Somraetenplateau. — C. Légère saillie contractile. F. Saillies élastiques à peine marquées.

pulsive du cœur, par la difficulté de l'écoulement, par la diminution des forces élastiques. — La digestion et l'exercice augmentent aussi la plénitude du pouls. — L'état de vacuité est facile à comprendre. Le pouls est dur, c'est-à-dire difficile à déprimer, si la contexture des parois artérielles est forte, rigide comme chez le vieillard, et surtout s'il y a une haute pression résultant d'une hypertrophie gauche comme dans l'insuffisance aortique, dans la sclérose rénale, dans la colique de plomb.

Pour les pouls lent, accéléré et arythmique, \oir chdi^itres XXIX, XXX et XXXII.

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