‹ Traité des maladies du cœurChapitre 232 sur 418 · INFLUENCE DU CCMÎUR SUR LE POULS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU CCMÎUR SUR LE POULS

jo la systole dans laquelle les fibres musculaires se contractent; elle consiste dans la pé riode de fermeture où toutes les valvules sont closes, et la phase d'expulsion où le sang est poussé dans les gros vaisseaux.

20 la diastole dans laquelle le muscle cardiaque est d'abord détendu, puis rempli.

Le pouls prend naissance dans le cœur, et chaque change- ^^^-^^ ment de l'action du cœur doit se réfléter dans le pouls. Les ^,^de^^ modifications de l'action du cœur ne doivent comprendre que du cœur celles qui peuvent être ramenées au principe de contrac- ^^^^^ tion les valvules étant saines (nous parlerons plus tard des valvules lésées.) Nous avons d'abord à examiner le pouls dur.

Il ne devient dur, c'est-à-dire ne présente une haute près- pouIs sion que si le cœur produit unereplétion suffisante du système artériel. Ici nous invoquons le pouvoir de travail du cœur. Mais il arrive qu'avec des cœurs puissants dynamiquement, la pression soit basse, et le pouls mou, comme cela a lieu après une saignée, ou par de grandes déperditions de liquide, ou bien encore par la diminution ou la suppression du tonus des vaisseaux qui apportentle sang au cœur. Inversement la près- pouis sion s'élève lorsque le cœur reçoitplusde sang,par exemplepar pression la transfusion, par la compression de l'abdomen ou par l'exci- . tation des vasomoteurs ou par une résistance à la périphérie du système artériel.

Ces réplétions fortes du cœur exigent de l'organe un plus grand travail; l'augmentation du sang élèvera la pression tant que le cœur peut gouverner cette masse de liquide.

Le ralentissement du cœur peut diminuer la pression ; ainsi une excitation forte et prolongée du nerf vague peut même enrayer complètement le cœur.

L'accélération du cœur en général déprécie la pression, pouis principalement quand le tonus artériel est moyen ou élevé. "-^^^'^^'■'^ Ce phénomène tient à ce que l'approvisionnement de sang du cœur dépend immédiatement de la plénitude des grosses veines.

Le travail fort du cœur ne produit une accélération notable du moment, que si le système vasculaire ne retient pas la quantité reçue de sang.

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