COMPENSATION DANS LUS INSUFFISANCES CARDIAQUES
le muscle se paralyse, ou tout au moins devient insufli-
^Tette insuffisance cardiaque peut s'établir d'emblée, avec insuf-^ toutes ses conséquences; et c'est ce qui a lieu chez les indivi- ^car-^ dus affaiblis, cachectiques.
C'est ce qui a lieu surtout lorsque le muscle lui-même est ^Dégé-^ mal nourri par suite d'altération, de rétrécissement de ses ar- du cœur tères nourricières ; la sclérose coronaire entraîne infaillible- P^jt^-^ ment la déchéance du muscle, ou empêche la musculature de ra^'^'ns s'hypertrophier.
Lorsque l'impotence frappe d'abord le ventricule gauche, tandis que le droit continue à travailler, il survient un œdème pulmonaire, le plus souvent morcelé (Lichteim).
Dans tous les cas d'insuffisance quelle qu'en soit la cause, com- la compensation se perd. Le sang s'accumule de plus en plus tion^ dans les veines ; la cyanose envahit la peau ; des exsudations p'^' s'établissent dans le tissu cellulaire, d'où la formation de l'œdème, ou de l'ascite. L'anurie et l'albuminurie viennent trahir la stase rénale veineuse; l'ictère se manifeste sous l'influence des vaisseaux dilatés que compriment les canaux biliaires. Enfin toute l'action expiratrice du poumon s'épuise et la mort s'ensuit. Il peut se faire encore que toutes ces causes soient levées, que le cœ.ur surmonte tX)us les obstacles, et que la circulation se rétablisse, preuve que la cause finale était l'abaissement de la force du cœur, ou l'aplanissement de la différence des deux pressions.