‹ Traité des maladies du cœurChapitre 245 sur 418 · RÉGIME DU COICUR POUR SON TRAVAIL · texte numérisé non relu

RÉGIME DU COICUR POUR SON TRAVAIL

vores (par conséquent par un régime végétarien) on ne trouve que des chiffres très bas d'hémoglobine et par suite, des chiffres faibles d'O dans le sang, même quand les animaux travaillent fortement. Le cheval a bien moins d'hémoglobine dans son sang que le chien ; tandis qu'un chien nourri de viande a 20 à 25 0/0 d'O dans le sang, un cheval n'a, en général, que 15, au plus 18 0/0. Donc, par cela que nous donnons des albuminates, nous pouvons faire en sorte que le cœur a 1/3 à travailler en moins.

Hémoglobine augmentée relativement. — Il y a aussi à noter que par la réduction des boissons comme on la pratique lors de l'entraînement des hommes et des chevaux, le travail musculaire peut être surélevé, cela grâce à la concentration du sang. Chaque soustraction des boissons agit, d'après Tarchanof, non seulement pour le moment, mais pour des jours entiers, en élevant le taux d'hémoglobine et de cette manière en augmentant la nutrition du cœur.

Il est facile, ceci étant admis, de connaître la ration exigée Rég parle cœur. On peut dire qu'elle doit être de 3 à 10 gr. 0/0 de la ^P^t nourriture totale. Un homme, travailleur modéré, qui consomme par jour 120 gr. d'albumine, 100 gr. de graisse et 380 gr. d'hydrate de carbone consacre 3 à 10 p. 0/0 de cette somme totale à son cœur par une activité moyenne, c'est-à-dire environ 5 0/0 ou 6 gr. d'albumine, 5 gr. de graisse et 9 gr. d'hydrate de carbone.

m. Régime du cœur lésé. Maintenant, quand le cœur est malade, que lui faut-il d'aliments? A cette question posée par Leyden la réponse a été faite diversement par Zuntz et par Benno-Levy qui dans un livre intéressant sur la compensation des lésions valvulaires a calculé combien il y a d'augmentation de travail pour chaque rétrécissement ou pour chaque insuffisance. D'une manière générale et dans tous les caspathologiques du cœur il faut songer tout d'abord à la ration normale générale pour maintenir le poids du corps. Si la nourriture est au-dessous de cette mesure il en résulte que l'organisme vit de sa provision alimentaire, il se consume luimême, et maigrit. Naturellement cette circonstance doit entraîner la diminution du pouvoir fonctionnel, en particulier de celui des muscles, surtout du muscle cardiaque. Mais on commence l'impuissance du cœur, c'est-à-dire son insuffisante

RHAP. Iir. — NUTItlTION DU GOiaK, RAPPOHÏ AVEC SON TRAVAIL

nutnlion, ou bien sa nuLriUon défecLueuse ! Supposons un cœur gras et le régime d'entraînement destiné à lutter contre l'obésite générale et locale. On sait maintenant, selon la très juste remarque de Leyden, qu'une pareille cure, surtout si elle est faite brusquement, rapidement de manière à entraîner un amaigrissement de plusieurs livres, produit forcément une débihtation du cœur. C'est que dans ces cures si fort à la mode, U ya une alimentation insuffisante générale et locale du cœur equel n'est plus en état de prendre ce qui lui manque, dans excédent de matériaux restant dans le corps. Les tissus de 1 obèse détiennent fortement une graisse consistante, de sorte qu 11 est impossible de trouver dans ces tissus, la nourriture qui ne suffit pas.

îéT .. ^'^8-it-il de cœur lésé dans ses valvules, la première indication est d'établir ou de maintenir la compensation. Le travail augmenté d'un département du cœur doit niveler les obstacles résultant des défauts valvulaires; puis lorsque le cœur faiblit de façon à entraîner un trouble de compensation, il s agira de rétablir la force au point de permettre si possible, une restitution de la compensation. Pour atteindre ce but, dans les compartiments cardiaques surchargés, c'est aux médicaments comme la digitale, qu'il faudra avoir recours. Mais ces moyens nepeuventdurerutilementquesilasomme alimentaire estsuffisantepourle travail du cœur. L'état nutritif de l'organisme, etla quantité de nourriture en apport doivent naturellement entrer en ligne de compte dans le traitement. La soustraction des aliments à un cœur sain, à plus forte raison à un cœur malade, ne peut que porter préjudice à sa force fonctionnelle Or cette manition s'impose souvent au cardiaque parce qu'il est cardiaque, et souvent parce qu'il est gravement atteint, c'esta-dire en proie à l'angoisse, à la dyspnée, à la dépression psychique, à la fatigue et à la faiblesse du corps. En un mot dès que le malade est dans la période de trouble, il est difficile à nourrir, et l'absorption des aliments surtout solides devient presqu'impossible, si bien qu'on est obligé souvent de s'en tenir au lait. Dans un pareil état, s'il dure des semaines ou des mois, la capacité fonctionnelle du cœur estforcément compromise, et si comme le démontre BennoLevy, le travail du cœur malade peut facilement monter au double du travail normal, c'est

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