‹ Traité des maladies du cœurChapitre 246 sur 418 · RÉGIME DU COEUU LÈSE · texte numérisé non relu

RÉGIME DU COEUU LÈSE

qu'il exige l'augmenlaLion du besoin alimentaire. A celte activité plus marquée du cœur vient se joindre celle des muscles respirateurs, et en même temps celle moins marquée mais non négligeable, des appareils digestifs et surtout de l'intestin.

IV. Consommation d' O par divers organes . Pour to us les organes de la vie végétative, l'intensité du travailpeut se mesurer par l'augmentation de la consommation d'O, qui suit l'introduction de la nourriture. Un repas fort peut élever de 30 à 600/0 la quantité normale ; on peut estimer pour les grandes fonctions végétatives l'activité du travail de 24 heures, au moins au quart de la nourriture totale. Ainsi pour le cœur lésé, dont la compensation exige un surcroît d'activité par une hypertrophie cardiaque, on doit, tandis qu'à l'état normal le cœur exige 5 à 6 p. 0/0 de la ration journalière, attribuera ce cœur hypertrophié, rfowô^e, un supplément de 5 à6 p. 0/0 de la ration générale. En même temps la respiration s'active et on trouve à la place de 5 à 6 litres jusqu'à 8 à 10 litres d'O par minute pour le volume d'air respiré. Dans ces conditions, l'usage des hydrates de carbone sert, plus encore que la graisse, à épargner l'albumine.

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