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II. Alimentation des dyspeptiques cardiaques. D'une

CHAP. m BIS.

— NUTRITION DU CARDIAQUE

manière générale, quand un malade surtout un dyspeptique, ou gastrique réclame des forces, il ne faut pas qu'il considère le bifteck à l'anglaise comme l'idéal d'une nourriture fortifiante, et que par cela même il puisse négliger tout le reste. On ne doit pas perdre de vue qu'il s'agit de prescrire des aliments qui lo forment en se comburant, beaucoup de calories dans l'organisme, 2o qui peuvent en même temps être consommés en quantité relativement considérable et répondre à notre définition delà qualité nutritive ou nourrissante de l'alirnent. Celaposé, les individus bienportants doivent tout d'abord être empêchés de satisfaire leur appétitpar une ration carnée, doublée de lard et de beurre. Mais ce sont surtout les gastriques qui ont besoin du régime le plus soigné. Malgré de nombreuses et minutieuses recherches, onn'estpas encore, comme le ditHirchfeld, arrivé à diviser avec sûreté les divers groupes (ou types) morbides d'après leurs symptômes, de telle façon, qu'on puisse comme déduction, introduire un traitement diététique dififérent, et afférent à chaque type gastrique. Il y a encore, et il y aura encore longtemps, de l'empirisme pour chaque malade, quand il s'agira de préciser ce qui convient pour chaque gastrique. On peut seulement d'après Boas établir certains menus et préciser certaines règles; ainsi 4° fixation des heures des repas, 2° désignation explicite des aliments et des auxiliaires interdits ou permis. 3° détermination de la quantité et du poids des aliments et des liquides, 4° détails sur la préparation des aliments et la température des boissons. Mais à vrai dire, aucune de ces données n'est applicable d'une manière absolue; pour ne citer que la première, relative à la multiplicité ou au nombre des repas, dans telle circonstance c'est l'un ou l'autre qui convient.

èons". Il y a un peu plus de certitude pour le mode de préparation, c'est-à-dire pour les additions, qui sont difficilement supportées, telles que la graisse, le sucre, les acides. Puis quand on aura tenu compte de ces addenda qui peuvent être fixés scientifiquement, et quand on aura précisé la valeur nutritive et la digestibilité, et Tassimilabilité des aliments, il ne faudra pas oublier le goût du malade.

^j.(a)^^ Si maintenant nous étudions les diverses substances alimentation taires au point de vue de leur emploi chez les dyspeptiques,

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