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RÉGIME DES DYSPEPTIQUES

nous verrons d'abord que parmi les albuminates, la viande, en

le lait et les œufs sont généralement bien supportés. La viande ticuiier.

Viande

crue, râpée est bien plus lacilement peptonisée que la viande et cuite ou rôtie. Les espèces grasses de viandes, comme le porc, poisson et les poissons gras (saumon, maquereau etc.) sont mal tolérés par les dyspeptiques. Quant aux préparations conservées de poisson, comme la sardine ou le caviar, comme on ne les prend qu'eu petite quantité, ils constituent plutôt des moyens auxiliaires ou d'agrément que des aliments.

Les œufs crus ou cuits mollement se digèrent rapidement. (b) Même quand le jaune d'œul est déjà coagulé, et l'œuf durci, celui-ci ne résiste pas beaucoup à l'action du suc gastrique. J'ai vu des dyspeptiques mieux digérer l'œuf dur que l'œuf mollet et surtout cru.

Le lait en raison de sa digestibilité généralement facile, et (c) de sa grande valeur nutritive prend une place importante parmi et'ses lesmoyens alimentaires. Unlitre de lait, équivaut àSouiOœufs. ratfons Sans parler de la cure de lait qui est souvent si difficile à mesurer, on peut dire que l'homme supporte plus mal lelait que la femme, et qu'en ce cas on peut obtenir une facilité absolue par l'addition du chlorure de calcium ou de la magnésie calcinée, ou d'une eau calcaire. Le café ne dénature pas l'action du lait et le fait généralement bien tolérer.

L'usage de la crème recommandée comme cure pour rem- Crème, placer le lait n'a plus cours dans la pratique, car cette crème ne contient plus de graisse, et ne présente plus qu'une valeur nutritive bien médiocre ; d'autre part le sucre de lait a subi dans cette préparation une fermentation acide.

Les autres préparations de lait, entr'autres le lait condensé doivent inspirer d'autant plus de doutes qu'on y employé une grande quantité de sucre (Hirchfeld).

Les fromages sont très discutés ; leur composition, leur degré de fermentation et la quantité de graisse y contenue doivent naturellement faire varier leur propriété nutritive et digestive ; en général les fromages mous, dit crémeux sont moins bien supportés que les fromages secs et avancés, qui pour certains gastriques favorisent la digestion, et terminent le repas agréablement ou utilement.

Le pain de froment est incontestablement supérieur au pain

lait condensé.

CHAP. m BIS. — NUTRITION DU CARDIAQUE

pSi. "«^^ seigle). Dans ces derniers temps on a préconisé la croûte de pain, à l'encontre de la mie de pain; il y a là une grave erreur pour ce qui concerne les dyspeptiques et surtout les gastriques ; la mie contenant 87 0/0 d'eau se digère mieux que la croûte qui contient bien 50 0/0 d'eau, mais se trouve souvent altérée, vieillie et séchée; le mieux c'est le pain grillé à la surface.

Légu- légumes farineux devront être bien cuits et réduits en

mes. purée ; à cette condition ils constituent un excellent aliment en général, et même pour les dyspeptiques, bien que ces légumes jouissent de la mauvaise réputation de produire la flatulence. Les pommes de terre cuites à l'eau ou sous les cendres sont généralement mieux tolérées que frites c'est-à-dire cuites dans le beurre qui n'est pas toujours frais mais qui est fréquemment remplacé par la margarine.

Les légumes verts sont des moyens de remplissage, et en ou tre de rafraîchissement ; voici comment : en raison de la quantité énorme de cellulose qu'ils contiennent tous (épinards, chicorée, laitue), il se produit une digestion imparfaite, dont les résidus intestinaux d'ailleurs considérables favorisent l'expulsion.

Les mêmes légumes verts en salade doivent être proscrits dans une foule d'affections gastriques, particulièrement dans les acidités fermentatives, ou même les hyperchlorhydries. Dans les dyspepsies de fermentation ces aliments peuvent être essayés à la condition de faire préalablement macérer les salades et de les assaisonner avec peu de vinaigre et d'huile, et beaucoup de poivre.

Les sucres, les plats sucrés, les gâteaux du même genre sont généralement contr'indiqués dans les dyspepsies ; ils tournent facilement à l'acide lactique.

Grafsses graisses sont généralement interdites, et, en fait, mal

digérées, excepté cependant le lait et le beurre, tandis que la graisse des viandes ou du poisson provoque généralement du dégoût ou de la difficulté de digestion. Kn réalité une abstention complète des graisses est au moins inutile : de Noorden, loin de les proscrire, les recommande dans les catarrhes gastriques, et ne les interdit que dans les ulcères de l'estomac et les hyperacidités. La raison invoquée par de Noorden est la

Sucres

RÉGIME DANS LES AFFECTIONS DE l'iNTESTIN

nécessité de maintenir un bon état de nutrition dans les maladies chroniques ; en elle t par une nutrition insuffisante le degré de résistance de Forganisme diminue, et la guérison devient difficile. En tous les cas l'usage doit en être modéré car par la production d'acides, l'action de la bile qui digère les graisses se trouve enrayé, et l'organisme se trouve dans le même état que s'il existait une oblitération du canal cholédoque; c'est ce qui explique l'amaigrissement souvent énorme des dyspeptiques hyperchlorhydriques.

Outre les albuminates et les graisses on prescrira des aliments gélatineux, fermes, secs, qui occupent pour ainsi dire tineux. le repas; dans ces cas la volaille, le veau sont souvent utiles ; ils agissent comme les alcalins sur les hyperchlorhydriques.

Aliments divers. Selon qu'il s'agit d'hyperchlorhydriques car- ^(j) diaques, de cardiaques dans un état opposé ou qui constituent ments la majorité, comme il sera démontré. divers.

II. Régime dans les affections de l'intestin grêle, du grosintestin. Dans les affections intestinales, lorsqu'il s'agit de mettre au repos un intestin phlogosé ou couvert d'ulcérations, on doit choisir un régime de consistance molle. En outre le résidu fécal qui en résulte ne doit pas être considérable, afin que la péristaltique intestinale ne soit pas trop prononcée par l'irritation résultant de masses fécales trop considérables.

Aliments. — A ces indications répondent surtout les moyens albumineux, le lait, les œufs, la viande. L'expérience nous mon- Entero tre le lait comme le mieux supporté, bien que de tous les albu- tonite. minâtes, c'est le lait qui soit ici le plus mal utilisé. Dans quelques cas il faut même y renoncer, lorsqu'il provoque de la diarrhée. En outre, on peut utiliser des soupes mucilagineuses tirées de l'orge, de l'avoine ou du riz.

Boissons. — Dans beaucoup de cas de maladies abdominales, auxquelles le péritoine participe, la nourriture est rejetée infailliblement par le vomissement; on peut le corriger par le Champagne, du thé glacé, du vin rouge avec de l'eau de seltz. Dans ces cas il n'y a plus moyen de nourrir efficacement les malades, et il ne s'agit plus que de s'en tenir aux moyens alimentaires indiqués et atténués, ou bien de soutenir l'activité du cœur.

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