‹ Traité des maladies du cœurChapitre 253 sur 418 · RÉGIMK DES DEMI-MALADES · texte numérisé non relu

RÉGIMK DES DEMI-MALADES

carbone et 16 alcool. Lorsqu'avec ce régime le malade se livre à quelques exercices, toute la quantité d'aliments se consomme facilement. Il n'y a pas à attendre dans ce cas, d'annexion de graisse ou d'albumine au corps, cependant le malade croit qu'avec cette ration il doit augmenter de forces, et s'il n'en est pas ainsi, il en attribue la cause à la marche envahissante de sa maladie. Ces remarques très judicieuses sont encore de Hirchfeld.

Mais il en est tout autrement lorsque le malade reçoit beau- Autres coup de graisse sous forme de beurre et de lait et en outre de l'alcool sous la forme d'eau-de-vie (100 CCmc. Cette combinaison d'eau-de-vie avec le lait peut convenir parfaitement aux femmes ou aux hommes qui supportent mal le lait seul ; s'il est décidément mal toléré; augmentez la dose de beurre et même d'alcool.

Mais le mieux est d'établir un autre régime contenant : al- La bumine 70 gr. graisse 55 gr. hydrates de carbone 290 gr. Des graisse. 55 gr.de graisse la plus grande partie (35) est usitée pour la préparation des aliments ; les 20 grammes de beurre (17 gr. de graisse pure) s'ajoutent aux 250 gr. de pain et à 400 gr.de gruau. Avec ces 250 gr. de pain on peut économiser 40 gr. de beurre au lieu de 20 gr. Le beurre peut parfaitement être digéré sous cette forme, et ne saurait être remplacé par la graisse de la viande qui est difficile à digérer. Au total on supporte très facilement aussi 80 gr. de beurre avec 2 œufs et 500 gr. de lait. Il n'y a pas à craindre cet excès de graisse.

Chez les cardiaques et même chez ceux qui ont la stase L'aicooi. du sang dans la veine porte, c'est tout au plus s'il y a quelques difficultés de résorption de la graisse (Grassmann, Miller z. f. k. méd. 15) Quant kValcool, il n'est pas à craindre à Ration

forte

la dose indiquée, encore bien moins y a-t-il à redouter les habitudes alcooliques. Pour une ration plus forte, ajoutez à la ration précédente 500 gr. de lait, 2 œufs, 1 bouteille de vin ou de bière. Avec 100 ccmc. de cognac, 60 gr. de beurre, on arrive à brûler 100 gr. albumine, 130 gr. graisse, 330 gr. hydrate de carbone.

Le total se montera à 3300 calories, ce qui pour un homme au repos dépasse d'au moins 700 calories le chitTre physiologique. Une annexion de graisse et d'albumine est donc possible.

CHAP. III BIS

— NUTRITION DU CARDIAQUE

Résume On voit donc que l'idéal d'une nourritui-eforlilanLe n est pas la viande sans aucune autre indication. Le tout est dans la prescription d'aliments : 1° qui lors de leur combustion dans l'économie fournissent beaucoup de calories • 2; qui peuvent être consommés en assez grande quantité pour satisfaire l'appétit ; c'est là la double définition marquée au début. C'est en vertu de cette défînition,que le patient doit s abstenir de satisfaire sa faim par un excès habituel de viande, et doit se contenter d'atteindre ce résultat par le lait et le beurre.

IV. Régime des fiévreux. J'intercale ici le régime des fié vreux qui concerne rarement les cardiaques ; la fièvre et la tuberculose fébrile peuvent cependant intervenir.

État gastrique et général des fiévreux. On sait que la sécrétion du suc gastrique et peut être des autres sucs digestifs est dimmuée dans la fièvre, que l'appétit est perdu, que les fiévreux ont soif mais sans faim, que l'action des substances pyretogènes sur la dénutrition albumineuse, et sur laperte du poids corporel, est bien moindre, quand les malades sont nourris richement ; on sait que malgré tout, l'absorption des aliments n est que peu amoindrie (Zosselin, Sassetzky. V. Arch t. 89 et 94) ; on sait enfin que dans les divers processus fébriles la desassimilation organique est variable, mais qu'elle est dans tous les cas moins marquée qu'on le croyait. Chez les fiévreux à marche aiguë (pneumonie, fièvres éruptives) il n'y a d ai leurs pas à tenir compte de cette déperdition ; le malade peut la supporter pendant quelques mois. Mais dans les fièvres traînantes l'organisme court le danger d'une inanition durable ; il faut alors procurer à l'organisme inanitié un assez longtemps pour amortir l'invasion bactérique

Chez les tuberculeux fébriles il n'est pas rare d'obtenir par une nourriture riche un arrêt dans la désorganisation ; le poids corporel reste le même et L'azote ingéré reste égal à la somme to tale de l'azote des pertes par les matières fécales et les urmes. Du temps oùon /-aim/ de la tuberculose, la désassimila-

tionazotéerésultantd'une fièvre artificielleà40on'équivalaitpas à la perte résultant de ladiète. Mais dans la plupart des cas avec une fièvre dépassant 38,5 une déperdition légère de substance corporelle est inévitable. Les différences plus ou moins

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