NUTRITION DES CARDIAQUES ET DES OBÈSES
Art I. — Cure d'amaigrissement, diète relative. Effet sur
le cœur.
Dans ses recherches récentes sur la chimiotrophie des obèses La cure Hirschfeld (Berl. Woch. 1892 n° 11) a fait plusieurs remarques intéressantes. Il a constaté que dans le dégraissement il sèment se produit en même temps que la réduction progressive du perdre poids corporel, une déperdition sensible d albuminates orga- raibuniques. Cette perte d'albumine ne se couvre pas par un excès d'albuminates et ne s'arrête même pas. Toute cure d'amaigrissement n'est qu'une nutrition amoindrie ; elle l'est d'autant plus que le chimisme est fortement entamé par une grande activité musculaire qu'on ordonne en même temps.
Cette destruction d'albumine est maxima dans la première semaine de la cure. Par une perte de poids corporel d'un et demi à deux kilogr. il se perd environ 15 à 35 d'azote correspondant à environ -400 à 1000 gr. de chair musculaire. Le déficit d'azote se dessine même bien plus chez les obèses pléthoriques que chez les gras anémiques.
Malgré cette désalbumination, le système musculaire, parti- c:epenculièrement celui du cœur maintient et augmente sa force la force quand la cure se fait graduellement. Il parait même que ^^^e dans l'état d'inanition le cœur ne perd presque pas de son *i
^ ^ ^ , . . cœur
poids ; mais il est entendu que c'est à condition que 1 inanition se mainou la désalbumination ne soit pas prolongée ; dans ce cas on ne sait pas combien de temps durera cette immunité du cœur.
Les individus maigres peuvent impunément, comme les obèses et même les pléthoriques, réduire de moitié et même des 2/8 l'apport des aliments calculés en calories pendant une