‹ Traité des maladies du cœurChapitre 257 sur 418 · RÉGIME EN GRAISSANT · texte numérisé non relu

RÉGIME EN GRAISSANT

inanition passagère, il faut prescrire.une nourriture richement azotée afin de préserver l'organisation de la déperdition d'albumine. Il suffit de proscrire de ce régime Tusage de gros Diète aliments végétaux à cause du travail qu'ils exigent de Tintes- dans les tin. Le mieux est de prescrire des aliments animalisés, parti- 'pg^?" culièrement le lait même dans les maladies troublées du cœur, sations. Nous savons que la cure du lait doit commencer petitement par 3 à 4 verres,6 à 800 c. c. par jour; c'est ce que recommande Karrel qui assure qu'une grande quantité de lait (10 à 12 verres va à rencontre du but. C'est aussi l'opinion de Hogerstedt, qui ne dépasse pas 2 à 300 centim. cubes et défend l'addition d'autres aliments; c'est aussi le conseil de Hoffmann, qui dit avoir vu le succès couronner rusage,pendant3 semaines consécutives, de 1200 gr. de lait avec 100 gr. de pain blanc. Il est clair qu'il s'aeit là d'une inanition lactée qui ne saurait durer. Si au lieu Fortifier

f ^ . p . r. 1 l6 cœur

de cette diète on prescrit l'exercice, pour fortifier le cœur par parie l'activité musculaire comme le ditOertel, on commet une faute ^\f^^ grave dans certaines conditions, peut-être même dans l'adipose ^xercardiaque. Fortifier le cœur par un régime albumineux riche, ^^^e^^^cou bien encore par la réduction des boissons, ce sont là des boissons problèmes distincts, dont le premier ne peut se résoudre par les données de la demi-diète, qui ne s'applique qu'à un état d'urgence.

Les aliments albumineux tendent toujours à devenir adipo- Régime gènes par leur dédoublement, chaque fois qu'ils sont en excès, gène c'est-à-dire s'ils dépassent la somme nécessaire pour le fonc- manent. tionnement de l'organisme, pour la formation de la force et de la chaleur; ils ne s'éliminent plus, restent dans le corps, se transforment en graisse, et forment Vétat gras du corps.

Dans ce cas, il ne suffit pas de diminuer l'usage journalier des corps adipogènes (graisses, fécules) ; il ne faudra pas craindre de réduire l'usage des substances albumineuses ellesmêmes, ni de nuire ainsi à l'état albumineux du corps ; si on prescrit un excès d'albumine la déperdition d'azote par les urines ne manquera pas de se produire et l'équilibre des recettes et des dépenses d'azote sera rompu. Le véritable moyen de réduire la graisse c'est de la brûler ; nous verrons chez les Bégime obèses et chez ceux qui présentent Vétat gras naissant, ou ac- a'i'peuxquis par les albuminates, l'exercice musculaire, ou plulôt le

Page 1