‹ Traité des maladies du cœurChapitre 260 sur 418 · REPOS OU TRAVAIL · texte numérisé non relu

REPOS OU TRAVAIL

sen ter d'abord les chiHres normaux, puis s'élever lorsque la compensation était troublée et se rétablir par la digitale. On attribue cette richesse globulaire du sang- arrêté à la périphérique à la concentration du liquide; ce ne serait pas une pléthore vraie, mais une polycytémie relative. En tous les cas nous sommes loin de l'état à'hydrémie ; s il

aqueuse

existe, comme nous le prouverons à l'article du sang ; comme cela a peut-être lieu dans les hydropisies, rien ne démontre que l'abondance du sérum précède et domine les transsudalions hydropiques. — Oertel, lorsque celles-ci ne sont pas encore dessinées, imagine un trouble nutritif des vaisseaux, devenant plus perméables au point de permettre une filtration dans les tissus, avant une infiltration; ce serait une hydropisie latente.

Ainsi tous les traitements fondés sur la polycytémie et sur l'aquosité du sang sont prématurés ou inexplicables.

Art. IV. — Repos ou travail.

Dans certaines maladies compensées on peut discuter le mouvement; dans les maladies troublées, le doute n'est plus permis, le repos est indispensable et constitue à lui seul un moyen de réparation des forces cardiaques ainsi qu'il est prouvé au chapitre III. Dans le l^r cas, si par exemple il s'agit de polysarcique, il importe de régler ses mouvements. Par la marche en pente, on voit, d'après Oertel le diamètre des artères augmenté, par la détente des parois vasculaires, la cavité des vaisseaux s'étendre et la pression s'élever, de telle sorte que dans la même unité de temps il passe plus de sang artériel par ces tuyaux artériels^ que pendant le repos. D'une autre part, la force aspiratrice du cœur augmente de telle sorte que le sang veineux s'écoule plus facilement des muscles, que la respiration musculaire s'exagère, et que les produits de décomposition, tels que l'acide lactique et sarco lactique sont entraînés plus vite du muscle.

Enfin, l'ascension congestionne la peau, qui devient le siège d'une irradiation laquelle entraîne l'élimination plus marquée de l'eau de l'organisme, en même temps une décharge des reins. L'intensité elle-même de la force du travail se règle en partie

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