‹ Traité des maladies du cœurChapitre 261 sur 418 · CHAP. III TER. — NUTRITION DES CARDIAQUES ET DES OBÈSES · texte numérisé non relu

CHAP. III TER. — NUTRITION DES CARDIAQUES ET DES OBÈSES

sur la puissance fonctionnelle du cœur et des muscles, en partie sur le degré d'engraissement ; si celui-ci est en voie de diminution, il faut empêcher le repos prolongé.

Dans ces conditions le travail consistera en gymnastique mouvements, déplacements surtout à Tair, mais principalement en ascensions sur les terrains en pente qu'Oertel désigne sous les numéros A = trois à quatre étapes et B = l à2 étapes; en tous les cas la montée totale des degrés sera graduelle et comprendra finalement le chemin curatif G. qui est compté à 3 ou 4 mille pas deux fois par jour. Le malade devra parcourir ces espaces aussi loin que ses forces le lui permettront, et il faudra craindre chez certains malades un zèle exagéré dépassant leurs forces, et menant au surmenage.

L'exercice dans ses conditions et sous cette forme établit ou rétablit la péréquation de la circulation veineuse et artérielle. Nous savons d'après Bash, que le désaccord entre les deux système vasculaires n'est pas entre les quantités respectives des deux liquides ; la désharmonie entre eux peut être colossale et cependant tant que dure le cours du sang, il sort du cœur toujours exactement autant de sang qu'il en rentre. Il ne faut pas confondre deux choses bien distinctes à savoir la vitesse du courant, et la masse de liquide, c'est-à-dire la répartition.

Relativement à la pression du sang dans les deux systèmes vasculaires, elle peut subir des différences marquées. S'il est vrai dit Gohnheim, que dans les lésions cardiaques le sang sort dans les veines sous une plus haute pression que dans les artères, il en résulte pour les capillaires ceci: le courant s'attardera dans son trajet, car la différence de tension entre les artères et les veines a diminué, et de l'intensité de cette différence il résulte le degré de vitesse du courant de l'un vers l'autre ; la contraction musculaire agit sans doute dans le sens de la vitesse du courant. On sait depuis les travaux de Regeczi, (Clbl wiss l884)quela quantité de liquides actuellement présente dans le système vasculaire, reste, par suite de diffusion, filtration et sécrétion, à peu près invariable; c'est le même fait déjà signalé par Worm-Muller et Lesser après la transfusion.

IV bis . Inconvénients du travail chez les cardiaques obèses. Distension du cœur. Le cœur chez les obèses devient, par

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