DISTENSION LATENTE DU COEUR
le fait de la couche extérieure de graisse et parfois même par rinfiltration interstitielle de graisse du cœur, comme friable, de sorte qu'il résiste peu à la pression endo-cardiaque. Dès qu'on force le travail musculaire, surtout dans les cures minérales d'amaigrissement, les appels au cœur sont singulièrement exagérés. Voici ce qui arrive alors.
D'après les calculs de Zuntz sur le contenu en oxygène du sang artériel et veineux, le cœur doit par un travail fort, expulser jusqu'à 6 fois plus de sang qu'au repos, pour amener aux muscles travaillants laquantité de sang contenant l'oxygène nécessaire. Ainsi ne demandez pas trop de travail à un cœur malade et incapable de résistance ; il peut bien finir à force de se contracter par devenir hypertrophique ; la masse du cœur est même généralement hypertrophiée chez les obèses. Mais ce sont précisément ces cœurs hypertrophiés qui tendent à une distension c'est-à-dire à une dilatation passive. On retrouve les conditions les plus pressantes de cette détente dans le cœur gras, de même qu'après les efforts corporels et surtout quand les deux causes sont réunies. — Evitez donc de créer par la thérapeutique hygiénique ces fâcheuses conditions, qui finissent par amollir le cœur par l'annexion ou l'envahissement de la graisse dans le cœur, ou qui finissent par le surmener par des excès de pression endocardiaque provenant d'exercices exagérés.
Je sais bien qu'il y a des cœurs distendus difficiles à recon- Distennaître ; l'auscultation, la percussion y sont impuissantes ; j'attar latente, che une bien autre importance à l'essoufflement, dont le degré indique bien le degré d'avancement de l'obésité cardiaque.
Il résulte de là qu'une cure d'amaigrissement surtout si elle est rapide et intensive présente un véritable danger d'affaissement cardiaque. Un gras qui perd 8 kilog. en 6 semaines de Marienbad est un homme compromis au point de vue du cœur.
Il s'agira maintenant d'estimer la valeur d'un nouveau sport chez les obèses', je parle de l'exercice du bicycle. J'ai vu à cet égard des effets remarquables chez les obèses non cardiaques, et des effets désastreux chez les myocardiques ou les valvulaires gras.