CHAP. JII TER. — NUTRITION DES CARDIAQUES ET DES OBÈSES
cardiaques et obèses. 1. Le traitement de l'obésité, malgré la perte d'albuminates qui en résulte, arrive souvent à fortifier l'activité musculaire générale, surtout celle du cœur. Sous ce rapport, des individus à l'état graisseux physiologique se comportent pendant une semaine de demi-diète, au point de vue de la santé générale, du poids et de la désalbumination, exactement comme les obèses. Cette demi-diète crée à la circulation des conditions qui facilitent quelque peu le travail du cœur.
2. Demi-diète lactée. — La demi-diète devra consister de préférence en une cure de lait très incomplète, à petites doses répétées.
3. En fortifiant le cœur parle travail musculaire, on ne doit jamais procéder que d'une manière graduelle, surtout chez les obèses,
4. La méthode d'Oertel, qui consiste précisément en un travail musculaire régulier, aidé d'un régime spécial que nous avons indiqué, convient parfaitement aux cardiopathies chroniques, dont la genèse remonte aux excès d'aliments et de boissons, et au défaut d'exercice musculaire.
0. Dans celle des cardiopathies qui peuvent aboutir à la distension ou perte de tonicité du cœur par suite de surmenage corporel par exemple, la méthode du travail est dangereuse ; on peut en juger immédiatement, si la dyspnée de travail augmente par la musculation.
6. Les périodes troublées des cardiopathies doivent absolument être éliminées de ces traitements gymnastiques, même quand il s'est établi une hypertrophie compensatrice.
1. Contre indications absolues . — 1° Les lésions endocardiques récentes ; 2° l'artério-sclérose aA^ancée ; 3° les néphrites chroniques parenchymateuses ou interstitielles ; 4° Les scléroses coronaires avec leur action dégénérative sur le muscle cardiaque, constituent un véritable danger de la part des tentatives de musculation.