‹ Traité des maladies du cœurChapitre 275 sur 418 · CHAP. V. — 10 DURES · texte numérisé non relu

CHAP. V. — 10 DURES

née devient franchement pulmonaire; c'est ce que nous prouverons en étudiant les dyspnées cardiaques.

Congestions.— Dans les congestions pulmonaires d'origine cardiaque et dans les œdèmes pulmonaires d'origine aortique qui signalent le cours de la maladie troublée, l'iodure est à essayer, mais il est souvent redoutable à cause de son pouvoir hémorrhagipare,

c'atS" Artérioscléroses. — Dans les dyspnées vaso-motrices qui Iode ne sont pas arrivées aux graves congestions, l'iode triomphe. Il ''v^-'' 6st de même dans les artérioscléroses. Cinq ans après que moteur j'eus trouvé l'action respiratoire dans l'asthme et dans les malateur. ladies du cœur, Huchard eut l'idée (1883) d'appliquer l'iodure au traitement de toutes les affections scléreuses, si bien qu'il considéra l'iodure comme le remède des artères. Mais il faut s'entendre sur ce mot. C'est, non pas le moyen de guérison des lésions artérielles, de l'artériosclérose, de l'athérome, mais le meilleur régulateur de la circulation périphérique et centrale . En effet on voit les troubles produits par l'artériosclérose s'amender singulièrement et même disparaître, mais les artères sclérosées rigides, indurées, athéromateuses, ou du moins leurs parties dénaturées persisten t ; on les retrouve dans les autopsies, même quand le malade avait éprouvé depuis plus ou moins longtemps un répit inusité de ses graves perturbations.

Artériosclérose coronaire. Angine de poitrine. — Les

mêmes réflexions s'appliquent à l'artériosclérose des artères coronaires, c'est-à-dire à l'angine de poitrine.

Le traitement ioduréne guérit pas l'angine de poitrine, mais il en atténue les accès; sous lïnfluencede l'iodure la partie des artères coronaires qui n'est ni rétrécie, ni oblitérée, ni incrustée jouit d'un surcroît d'ampliation et de fonctionnement; l'obstacle peut ainsi être évité, peut-être même forcé par le sang qui circule maintenant d'une ' manière plus énergique. Par suite de cette circulation intime plus facile la trame du muscle cardiaque, cesse d'être anémique et elle reprend l'activité première ; en outre par une nouvelle énergie élastique elle force le sang à pénétrer dans tous les vaisseaux, sans doute aussi dans ceux du cœur. Ce sont bien les vaisseaux qui étaient la cause de l'angor pectoris ; mais c'est maintenant le cœur

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