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CHAPITRE V bis

SERIE DES VASODILATATEURS PARALYSANTS

Chimie

Art. II. — Chloral.

Le chloral hydraté, (C G13. CHo + 0. ou trichloraldéhyde, et est une combinaison obtenue par l'introduction soutenue de ration' chlore gazeux dans l'alcool absolu. Découvert en 1832 par Liebig, il fui décrit au point de vue thérapeutique en 1869 par 0. Liebreich, qui nota cette circonstance que le chloral traité par la potasse se transforme en formiate de potasse et en chloroforme; de là l'idée de l'appliquer comme narcotique, ce qui fut plus tard singulièrement discuté.

C'est une substance cristallisée incolore, qui doit être neutre, et se dissoudre sans trouble dans parties égales d'eau, fondre à 58° et bouillir à 96o. Il présente une odeur spéciale, un goût amer et produit dans le gosier une sensation de grattement.

Physiologie. Lorsque le chloral n'est pas suffisamment enveloppé, ou quand il est sous forme concentrée, il produit sur l'estomac comme sur le gosier, de la brûlure et souvent des douleurs, parfois des vomissements immédiats, ou bien tardifs succédant à un sommeil de 5 à 6 heures, avec accompagnement d'inappétence.

jyj3o . Au point de vue de la digestion, le chloral est très nuisible, tion'^" Une digestion artificielle est arrêtée par un gram. de chloral, Chez un fistuleux on voit que 1 à 3 gram. administrés au début tïmac de la digestion, ralentissent cette fonction. Chez un individu ^ifjjji à jeun ou bien pendant le repas, le chloral opère également nation, mal, la quantité d'acide chlorhydrique du suc gastrique diminue. Dans un cas de mort par le chloral, on constata dans la muqueuse une sorte de désintégration, avec dilatation considérable des gros vaisseaux, des érosions et des sufTusions sanguines.

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