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CHLORAL

perficielle. En général le chloral aflaiblit la respiration moins

que laparaldéhyde et plus que l'uréthane dont nous aurons a ration.

^^Chaleur. En même temps il y a moindre production de chaleur, et la température s'abaisse pendant le sommeil chlora-

lique. ,

Sang. Le sang cependant reste ^intact ; il ne s altère que quand le chloral est injecté dans les veines ; alors les globules changent de forme et laissent passer l'hémoglobine qui passe dans les urines. On n'y retrouve point de traces de chloroforme, prévu par la théorie.

Ghloralisme aigu et chronique. Je n'ai pas à en parler, m de l'usage abusif du chloral, car il est rarement prolongé dans le traitement des cardiopathies. Le chloralisme a d'autres origines, surtout dans les affections nerveuses.

Indications thérapeutiques. Le chloral a deux genres d'effets ;

1" Il agit comme narcotique, ou plutôt comme somnifère ; rien ne doit l'élever dans la série des médications narcotiques vraies, car ce n'est ni un paralgésiantni un sédatif général, ni un calmant de la toux ni de la respiration. C'est à ce titre de narcotique qu'il est employé chez les aliénés, et surtout chez les alcooliques délirants ; il faut alors de fortes doses pour arriver au sommeil qui est le premier indice de la guérison.

2° Anticonvulsif . Dans le tétanos, dans les convulsions générales, dans l'empoisonnement strychnique on a employé le chloral sans succès, excepté peut-être dans le dernier cas?

Dans les dyspnées cardiaques, et dans tous les troubles du cœur il a été employé empiriquement et sans que les médecins se soient doutés du danger. Si dans les conditions normales contre les doses hypnotiques n'ont pas l'air d'actionner le cœur et ^^^^^^ le poumon, dès l'instant que nous avons à faire à une maladie sérieuse des organes circulatoires ou respiratoires, un abaissement formidable de la pression peut survenir ; ce sera l'indice d'une paralysie des centres vaso-moteurs et le précurseur de la mort. J'en dirai autant de l'emploi inconsidéré de ce médicament dans Vasthme pour provoquer le sommeil de ces dyspnéïques.

SÉRIE DES VASO CONSTRICTEURS

Art. III. —Strychnine.

Chimie. La strychnine se trouve dans les semences du strychnos, nuxvomica, danslafèvede Saint-Ignace. On la retrouve aussi dans Tupas tieuté, poison des flèches, tiré de divers stychnos. Sa formule est C 21H22 Az^O^. C'est une substance cristalline faiblement soluble dans l'eau ; la solution alcaline est très soluble dans Talcool, le chloroforme ; avec les acides elle forme des sels très solubles, dont les plus employés sont le nitrate et le sulfate de strychnine, à la dose deO, 00 1 et de 0, 01 par jour, soit en pilules, en solution, en injection sous-cutanée.

Physiologie. Période d'excitation. Depetites doses .'L de milligr. chez les grenouilles déterminent une grande surexcitabilité réflexe, mais seulement contre les excitants tactiles et électriques, non contre les thermiques; puis une irradiation (a) des réflexes. Bientôt les secousses réflexes augmentent de du-

Action

convui- rée etpassent graduellement de l'état de convulsions tétaniques sivante. (ja^:Qg l'exteusion. Tous ces phénomènes proviennent de l'impression sur les appareils centraux réflexes, spécialement de ceux de la moelle. Chez l'homme les contractions commencent plutôt par des tremblements. Par de petites doses sur les animaux curarisés, on voit que la strychnine par elle-même met le centre vaso-moteur en grande activité, élève ainsi la pression sanguine, et rend ce centre bien plus excitable au point de vue réflexe, si bien que le plus léger toucher suffit pour aug- Action menter encore rapidement cette hyperpression. Lorsque les constrîc- animaux n'ont pas été curarisés, la plus grande partie de ces Près- 6xcès de pression provient des convulsions, par conséquent sion. peu directement de la strychnine. Il y a aussi excitation des

STRYCHINE

centres des nerfs vagues, et le pouls se ralentit. Lors des violentes actions musculaires, le centre respiratoire se prend à son tour. Mais la respiration artificielle chez les mammifères affaiblit le tétanos et peut sauver l'animal.

Période paralytique . Par d'assez fortes doses répétées la pression tombe; de très grosses doses l'abaissent d'emblée en même tant qu'elles paralysent les centres vaso-moteurs.

La constriction vasculaire initiale et générale retentit aussi (a) sur les reins. sion.

Malgré la force impulsive augmentée, qui en portant sur le diamètre total du système vasculaire pousse plus de sang dans les artères qu'à l'état normal, (comme le fait la digitale), les reins n'en subissent pas manifestement l'effet, parce que le double branchement des artères rénales constitue un tel obstacle à cette circulation, que le courant sanguin des reins, et conséquemment la sécrétion urinaire diminue manifestement ou même s'arrête.

Les centres nerveux dans les deux périodes semblent plutôt subir une diminution de résistances dites physiologiques qu'une augmentation des forces tensives,rélectrisation directe de l'encéphale diminue même certainement son irritabilité. Au résumé les extrémités motrices des nerfs se paralysent finalement comme par le curare, mais plus faiblement et plus tard. Cette ^eSies paralysie périphérique et centrale se voit nettement chez la nerveux grenouille ; et cette paralysie s'accompagne de glycosurie provenant du foie, indépendamment de l'action de la circulation du sang hépatique.

Thérapeutique. La strychnine et les préparations de noix vomique ont été employées dans quatre conditions morbides dont je n'ai pas à parler ici : 1° les paralysies motrices. 2° Les paralysies des nerfs de sensibilité, spécialement dans l'amblyopie, 30 contre les atonies gastro-intestinales, 40 comme .îontre poison du chloral. Elle nous intéresse surtout à titre de vaso-constricteur et vaso dilatateur, de presseur et de dépresseur, naturellement dans les maladies du cœur.

Ce sont seulement les doses faibles qui sont employées, J^f^^^ et cela dans toutes les affections asthéniques du cœur, dans diaques. toutes les maladies marquées par de faibles pressions.

— SÉKIE DES VASO-CONSTRICTEURS

Art. IV. — Ergotine.

Chimie L'ergot de seigle, outre les substances d'approvisionnement hisSire P""^^ nourriture du champignon qui constitue Tergot, outre dfvers ""^nnite, les huiles grasses, etc., fournit à Tana-

prin- lyse une série de principes dont la plupart sont aujourd'hui rergot." oublies ou sans valeur chimique. Dans l'état actuel de la science on connaît et on utilise :

I. Cn extrait aqueux, connu sous le nom d'ergotine de Bonjean ou de Wiggers.

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