ERGOTINE
le pouls, qui devient plus fort et se ralentit. (Voir aussi Arnal,
1849, Briesemann, 1869, Eberty, 1875). tmtùHi
Dès l'année 1870 l'attention se porta sur la pression, que pression les uns (Holmes 1870, Vogt 1872, Kohler 1874, Wood 1873), considéraient comme augmentée, et les autres comme diminuée. (Haudelin, Bareixha, Hermann et Wernick 1873.)
La raison de ces dissidences semblait se trouver dans l'état vaso-moteur des vaisseaux qu'on prenait ou non en considéraration. En recherchant la pression, indépendamment de la vasoconstriction, Holmes vit dans la plupart des cas, d'abord une diminution de la pression, puis une ascension graduelle, et conclut en disant que la modification de la pression ne dépend point de la vaso-constriction ni de l'action du poison sur le cœur ; c'est une pression bien capricieuse et indépendante. La vaso-constriction n'est d'ailleurs pas admise d'une manière générale; Vulpian(1875) la met en doute et Brown-Séquard admet une constriction, suivie d'une paralysie vaso-motrice, ce qui paraît être l'exacte vérité. C'est cette paralysie qui est indiquée aussi par Boreischin.
Un autre point qui n'a pas été moins discuté que la pression ^J^^ et la vaso-motricité, est relatif à l'état du cœur. En injectant ^car-^ de l'ergotine dans les veines de l'abdomen, Eberty réduisit le cœur de grenouille à un silence diastolique qu'il attribua à une excitation des extrémités terminales du nerf vague.
Rossbach a vu aussi les battements du ventricule de la grenouille diminuer, mais ceux des oreillettes restaient intacts; la contraction du ventricule et sa réplétion étaient incomplètes ce qui fait dire à Rossbach que le poison agit sur le muscle du cœur ; c'est aussi l'opinion de Wernik qui attribue la chute de la pression à une action directe du poison sur le myocarde, car si on injecte le poison sous la peau, l'abaissement primitif de la pression n'a pas lieu ; la deuxième manifestation, c'est-à-dire la montée de la pression repose sur une excitation du centre vaso-moteur.
S'il arrive de l'accélération, elle paraît due et à l'excitation des nerfs accélérateurs et à la paralysie des nerfs vagues.
On voit, d'après cela, que l'influence de l'ergotine sur la 3 pression est en apparence très compliquée et imparfaite, p'^^g'^g
Or d'après les expériences très précises de Max Markwald de la
pression
SÉRIE DES VASO-CONSTRICTEURS
(arch.f.anata.phy. 1885), des petites doses de 0, 25 à i gr. répétées plusieurs fois, donnent lieu à 3 phases de la presion, une très passagère avec légère augmentation de pression ;' une autre, avec une forte dépression, et une troisième marquée par une forte pression durable. —Le premier stade est souvent imperceptible du moins chez le lapin ; le deuxième peut également passer inaperçu surtout chez le chien, mais la troisième , phase, qui commence après l'achèvement de l'injection est souvent si peu marquée qu'elle semble n'être qu'une fin de l'action toxique, mais se traduit cependant ordinairement par une légère élévation de pression hypercompensatrice. — Mais dans quelques cas rares ce troisième stade prédomine tellement qu'elle remplace le deuxième stade et reste marquée, quelle que soit la dose.
4 La. fréquence du pouls s'abaisse ordinairement avec la presquenJe, ^hcz le chien c'est la règle, que la pression s'abaisse ou
monte.
. Il est à noter aussi que chez le chien la tonicité des nerfs vagues est très prononcée, non chez le lapin, de telle sorte que la section des deux nerfs vagues chez le dernier animal ne la modifie pas, tandis que chez le premier, il y a une forte accélération. Il en résulte que les influences énervantes, débilitantes peuvent chez le chien se prononcer très nettement, tandis que les agents tonifiants chez le chien doué d'une forte tonicité du nerf vague sont à peine appréciables.
Après section des deux nerfs vagues au cou, l'action de l'ergotine sur le pouls disparaît, mais non chez le lapin ; l'électrisationdes bouts terminaux vagues arrête le cœur en diastole. Si après des doses d'ergotine fortes ou répétées la pression tombe, la section des nerfs vagues au cou ne peut plus élever la pression. — Si on supprime les centres vaso-moteurs bulbaires, on ne voit plus ordinairement d'influence de l'ergot sur la pression ; dans d'autres cas on observe encore un abaissement de la pression ; mais il est exceptionnel d'observer les trois phases de la pression.
La suspension delà respiration artificielle ne peut pas pendant l'action de l'ergot augmenter la pression autant que dans l'état normal ; après une forte intoxication, l'asphyxie ellemême n'a plus d'action sur la pression. En général l'action