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THÉRAPEUTIQUE EN GÉNÉRAL

I. Indications générales des causes de troubles circulatoires. Les causes de ces troubles sont de divers ordres. La plupart sont d'ordre cardiaque ; nous insisterons sur ces causes. D'autres se rapportent aux affections pulmonaires où le sxjstème capillaire est réduit ou anéanti, comme cela a lieu dans l'emphysème et les lésions consécutives du cœur droit. Un troisième ordre de lésions appartient aux néphrites.

Hypertrophie compensatrice. — Dans les diverses affections du cœur, l'organisme vient à son propre secours. Le fonctionnement du muscle cardiaque se relève par hypertrophie des parois musculaires , hypertrophie appelée à tort providentielle, car elle n'est que le résultat d'une activité plus marquée ; elle suffit souvent pendant de longues années pour établir une compensation aux obstacles intra ou extra-cardiaques. Mais, tôt ou tard, le cœur se paralyse ou dégénère en tissu fibreux et le trouble s'établit dès lors ouvertement.

Décompensaiion. — Laréplétion des artères devient insuffisante ; la pression sanguine s'abaisse, c'est pourquoi le sang tend à rester stagnant dans les veines. Le cœur alors s'efforce par de petites et fréquentes contractions de rétablir l'équilibre, mais c'est en vain. Sous l'influence de la déchéance de la circulation, les organes en plus ou moins grand nombre viennent participera cette dégradation; ainsi le manque d'approvisionnement de l'oxygène peut entraîner la dyspnée ; la faible pression sécrétoire du rein détermine l'anurie ou l'albuminurie ; la stase du sang veineux général TprodmlV hydropisie, et celle du sang veineux portai, les congestions du foie. Voilà les quatre

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— DIGITALE ET DIGITALINIQUES

phénomènes principaux, les dangers de la décompensation. C'est là que la digitale va triompher.

Action régulatrice de la digitaline. — Par l'agrandissement du volume du pouls qui résulte des tonctions élastiques surélevées du cœur, les artères à chaque systole devenue plus efficace, se remplissent mieux, les veines se vident plus complètement, et, par là, l'organisme atteint le même but que l'ancienne action de l'hypertrophie. En outre, dans beaucoup de sténoses et d'insuffisances, la situation s'améliore parla prolongation des systoles, laquelle est due parfois au ralentissement du pouls, ce qui permet au cœur de se remplir, mais surtout au changement d'élasticité du myocarde ; le sang a ainsi le temps de s'élancer par l'ouverture rétrécie d'échappement, et aussi le tempsd'm/er le recul du sangversle cœur, lorsque les ouvertures sont insuf/îsantes pour leur fermeture. Finalement, on peut invoquer aussi la contraction des artères , quand même celle-ci ne serait que passagère, elle empêcherait le départ trop prompt de la colonne sanguine expulsée par chaque systole, et son entrée trop précipitée dans les veines.

II. Pratique et applications générales. Voyons maintenant les applications aux diverses lésions du cœur, puis aux troubles de la circulation pulmonaire, aux néphrites chroniques. En premier lieu, il faut citer les insuffisances mitrales qui sont toujours en imminence de rupture d'équilibre. Prenez garde aux premiers indices de l'incompensation, à la facile anhélation, aux bronchites, même aux altérations des cellules pigmentaires des crachats, àV albuminurie si fréquente, si persistance et cependant toujours faible à 0,30 ou 0,40 centigrammes par litre, à Vœdème qui commence, aux urines urobiliniques. Dès que ces faibles indices apparaissent, donnez un médicament régulateur, et ne vous fiez pas au bien-être du malade. Ne vous préoccupez pas non plus de l'hypertrophie, dite compensatrice, du ventricule droit, qui manque souvent ou ne persiste pas. Dans tous ces cas, la digitale s'impose.

En second lieu, nous citons le rétrécissement mitral, qui peut tenir longtemps indéfiniment sans troubler l'équilibre de circulation, et cela encore sans qu'il y ait la moindre hypertrophie compensatrice du ventricule droit. J'ai vu bien souvent ces rétrécissements se maintenir, grâce à la force élastique

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