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ATROPINE

diaslolique du cœur que produisent les acides, le chloral, l'iodol etc. en paralysant les centres nerveux du cœur, l'atropine reste sans aucun effet. Ce n'est qu'à doses très fortes que ratropine provoque outre la paralysie des centres vagues,encore d'autres phénomènes ; le cœur peut alors se paralyser lui-même, et son activité est affaiblie et ralentie. Pour obtenir ce résultat il faut au moins 400 fois plus de poison que la quantité suffisante pour paralyser les nerfs vagues eux-mêmes. Je dois ajouter que cette action sur le muscle cardiaque, étudié par Harnack a été vivement discutée par Luohsinger.

Ils faut d'ailleurs noter qu'avant la paralysation du cœur par ces doses fortes, il se manifeste une légère irritation du cœur lui-même, et s'il s'agit de cœurs qui, tout en ayant été réduits au silence par les agents paralysants, ont conservé l'excitabilité, on observe parfois encore quelques contractions superficielles. Comme l'atropine agit très diversement selon les grandes ou les petites doses, nous avons dans cette substance un moyen sûr pour reconnaître les causes qui ont réduit le cœur au silence diastolique ; tous les silences résultant de l'excitation des nerfs d'arrêt sont supprimés immédiatement par la plus petite dose d'atropine et l'action du cœur revient alors complètement à l'état normal.

En résumé, l'atropine à petites doses ne paralyse chez la grenouille que les appareils, qui lors de l'excitation du bout périphérique du nerf vague, ou du sinus veineux voisin, produisent un arrêt diastolique, ou au moins un ralentissement du pouls avec renforcement de l'attitude diastolique ; alors il n'y a plus aucun moyen, ni par une excitation, ni par la muscarine, d'obtenir le plus petit signe de l'action dite suspensive ou inhibitoire. Pour le reste le cœur se comporte comme à l'état physiologique.

Chez les mammifères l'atropine paralyse de même par les plus petites doses les extrémités vagues, mais l'effet diffère selon les animaux. Chez le chien et chez d'autres animaux, chez lesquels la section des nerfs vagues donne lieu à une. notable accélération du pouls (ce fait s'observe aussi chez l'homme à la suite de destruction du nerf vague) l'atropine détermine exactement le môme phénomène d'accélération, tandisque chez d'autres animaux comme le lapin, dont la tonicité du vague est

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