‹ Traité des maladies du cœurChapitre 308 sur 418 · CHAI\ VI QUATER. — ANTIDIGIÏALIQUES RESPIRATOIRES · texte numérisé non relu

CHAI\ VI QUATER. — ANTIDIGIÏALIQUES RESPIRATOIRES

ten d une exagération de l'excitabilité réflexe,il faut se garder de la morphine qui augmenterait elle-même cette excitabilité c est ce qu'on voit surtout chez les enfants.

II. Action respiratoire ou antidyspnéïque. Le deuxième, mode d'action de la morphine c'est la continuation de l'effet paralysant sur certains centres bulbomédullaires. La paralysie porte principalement sur le centre respiratoire. Si la mort a heu elle est le résultat de la paralysie. Si la mort est plus lente, on observe aussi parfois chez l'homme comme chez les animaux une surexcitabilité réflexe de la moelle épinière ou du bulbe, qui caractérise le deuxième stade de l'intoxication chez les animaux supérieurs.

A doses thérapeutiques, la morphine loin de compromettre la vie par la respiration, constitue un des moyen? antidyspnéïques les plus parfaits comme urgence, les plus défectueux comme traitement habituel.

^ C'est pourquoi il est dépassé, surtout dans le traitement de l'asthme, par lesiodures ; par la respiration d'iodure d'éthyle (1878), même par la pyridine, comme nous le verrons.

Réservons la morphine pour les dyspnées cardiaques paroxystiques, dangereuses par elles-mêmes au point de provoquer nées" cyanose et de menacer le malade d'asphyxie. Cette méthode

difues ^^^^^''^^^ Huchard en 1878 contre les accès d'asthme, exige bien d'autres précautions dans le traitement de l'asthme car-

tiSes. diaque, surtout si cet asthme cardiaque s'accompagne de catarrhe bronchique, ce qui arrive si souvent ; dans ces cas la morphine qui a l'avantage parfois, et plus souvent le grand inconvénient de tarir la sécrétion bronchique, comme l'atropine, ne doit être employée qu'avec une extrême réserve. En dehors de cette circonstance, la respiration ou le besoin de respirer tend rapidement, celle-ci à diminuer, et celui-là à se modérer. Mais au-delà d'une certaine dose de morphine, la respiration subit de graves altérations, et Filehne a vu chez les animaux morphinés apparaître le phénomène redoutable de Cheyne-Stokes.

III. Vaso dilatation et diminution de pression. La question des dyspnées cardiaques ne peut être résolue que par la notion exacte de l'action de la morphine sur le cœur et les vaisseaux.

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