‹ Traité des maladies du cœurChapitre 325 sur 418 · FER · texte numérisé non relu

FER

burger). Cette difficile élimination fait croire qu'il s'agit d'une absence de résorption, et non, comme on l'a dit, de l'éliminalion du métal absorbé par la bile dans l'intestin.

Pour juger l'absorption du fer, on s'en est rapporté surtout à son élimination par les urines ; mais on sait maintenant que le fer doit être considéré comme un élément normal de l'urine ; seulement il ne peut pas y être décelé par les réactifs ordinaires, en particulier par le sulfure d'ammonium bien qu'avec ce réactif on puisse encore caractériser 0, gr. 00018 de fer d'un sel de fer ajouté à 100 c. c. d'urine fraîche, et que l'urine en contienne parfois une quantité dix fois plus considérable. Il est donc à supposer, selon la judicieuse remarque de mon ami Lambling (Revue critique sur la pénétration du fer dans l'organisme 1889). que ce fer normal est ici engagé dans une combinaison organique, analogue par exemple à l'hématine et par conséquent indifférente k l'action des réactifs ordinaires des sels de fer.

Des expériences de Gotlieb. sur l'urine normale, montrent mieux encore les incertitudes à ce sujet (arch. f. exp. Ph. t. 26). Chez cinq personnes normales la quantité journalière de fer éliminée par les urines était de 1, 59 à 3^ 69 donc 2, 59 milligr. en moyenne. Par trois jours de régime de fer les cendres de l'urine tombèrent une fois à Opour reprendre ensuite. Chez des nerveux, prenant un mois du fer, on vit finalement une augmentation, mais qui ne dépassa pas la normale. Des observations homéopathiques furent recueillies aussi par Laroche, puis par H. Schulz ; il n'y a rien à tirer de là. (Ther. mon. 88 p. 9.

Action sur les organes digestifs. — Le fer introduit par la bouche, s'il s'y trouve en présence de dents cariées et d'une petite quantité d'hydrogène sulfuré, s'y combine en partie avec la salive alcaline, et forme un sulfure /er lequel se mêle au mucus buccal qui recouvre les dents.

Introduit dans l'estomac, il s'y dissout, s'il est sous forme de métal ou d'oxyde ou de sels insolubles, k l'aide de l'acide chlorhydriqne ; il se développe alors un peu d'hydrogène, auquel il se mêle de l'hydrogène carboné et de l'hydrogène sulfhydrique, lesquels sont éliminés par une éructation désagréable.

La digestion pcptique se trouble profondément surtout par les sels d'oxyde. Par suite d'un usage prolongé des préparations de fer, il survient des troubles digestifs, moinsparlespréparations insolubles, qui ne se dissolvent qu'en petite quantité par l'acid»; chlorhydrique, tandis que les préparations solubles, par suite d'une action locale produisent le plus de dommage.

Les protosels s'oxydent dans l'estomac (Cl. Bernard) aux dépens de rO du dehors ou du sang. Ces actions locales exercent sur la nutrition une grande influence, selon que par leur répétition ils troublent la digestion et retardent l'absorption, ou que par un usage passager ils améliorent l'état malade de l'estomac; dans ce dernier cas ils favorisent singulièrement les mutations organiques.

Mais l'estomac ne résorbe rien ; le suc gastrique transforme le fer en chlorures, qui arrivés dans l'intestin, (lequel est alcalinj deviennent des oxydes solubles en présence des substances organiques, puis des carbonates ferreux solubles dans l'acide organique et dans les matières organiques. Finalementles composés de fer soumis à l'action des sulfures et des agents réducteurs, forment des sulfures de fer qui s'éliminent par les matières fécales; les combinaisons de l'oxyde de fer avec les acides organiques ou avec les albuminates se comportent de même ; ceux-ci sont décomposés dans l'estomac en chlorures.

On note d'ailleurs assez fréquemment quelques troubles digestifs tels que la pesanteur d'estomac, la perte de l'appétit, des irrégularités des garderobes. Plus rares sont les phénomènes dits d'excitation, les congestions vers la tète, les palpitations, les accès d'oppression.

Ces phénomènes sont dus à l'action locale des sels de fer sur la muqueuse, et k leur propriété de coaguler l'albumine.

Action sur la nutrition générale. D'après ces données si variables, on comprend les divergences d'opinion des physiologistes sur l'influence nutritive des préparations de fer. Comme d'ailleurs une incorporation plus marquée de fer n'élève pas sensiblement la quantité de fer du sang, on ne peut pas s'attendre à de grandes variations dans l'état des mutations organiques. Si avec Rabuteau, Pokrowstkion admet que le fer produit une augmentation de l'urée ou de l'azote éliminés, tout s'explique par les circonstances digestives, et surtout par le régime |

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du malade ou de l'animal, ou bien encore par l'état antérieur ou normal du sang. Linossier, chez les anémiques et les animaux saignés, voit l'urée diminuer et par contre CO^ augmenter.

Action sur les oxydations et sur les globules rouges. Dans l'état normal le corps contient par kilogramme 0, 044 a 0,075 de fer; un homme de 75 kilogramme renferme de 3,1 à 5,2 grani. de fer dont la plus grande partie se trouve sous la forme d'hémoglobine dans le sang, comme nous l'avons dit.

Notre nourriture introduit dans le sang plus de fer qu'il n'en faut à notre organisme, même lors de l'excès de formation du sang après des hémorrhagies ou lors de la croissance de l'enfant. — Chez l'enfant c'est à peine si la moitié de fer introduit à l'aide du lait se trouve utilisé pour le corps (Hosslin). L'adulte prend chaque jour avec sa nourriture 0, 06 à 0,09 de fer, par conséquent une partie considérable delà masse totale de fer (3,1). C'est pourquoi un homme sain, même, après les pertes de sang les plus graves peut se remettre sans fer, pourvu que l'alimentation soit suffisante et albumineuse.

Action dite excitante du fer ingéré, sur le cœur et les vaisseaux. Si le fer ingéré a des actions si discutables sur les oxydations et la formation des globules rouges, cela est encore plus vrai de son action vascul?ire. — On parle d'excitation du système vasculaire qui pourrait aller jusqu'à provoquer des hémorrhagies, et en fait, si des hémorrhagies se produisent, c'est qu'il s'agit presque toujours d'organes malades, comme cela a lieu pour les ovaires dans l'état de chlorose, pour les poumons dans la tuberculose; dans l'état normal des organes il n'y a rien de pareil. En admettant ces excitations vasculaires, on n'a pas manqué de les placer sous le vocable d'une augmentation de pression; or cette augmentation de pression est précisément une pression basse, si l'on en juge par les effets du fer injecté.

Action du fer ingéré sur le fer normal. Le fait que le fer fait partie intégrante normale de l'organisme, qu'il apparaît dans les excréta et peut de nouveau être remplacé par les aliments, ne saurait être discuté ici, attendu que le fer alimentaire est dans l'organisme sous une forme et dans une combinaison très différente du fer extérieur ; ildiffére mômedes sels de fer inorganiques et organiques y compris l'albuminate de fer ; il existe dans le sang et les tissus dans un état très compliqué, facilement dé-

266 CIIAP.VIUTER. — MRDICATIONSAUXILTAIREàEXCITANTKOUTROPHIQUE

composable c'est-à-dire de nucléoalbumine de fer à laquelle Bunge a donné le nom de fer hématogène ; nous verrons tout k l'heure quel est le rôle du fer ingéré vis-àvis du fer normal,

FER THÉRAPEUTIQUE

Le fer agit surtout 1° comme élément corporel et réparateur ; c'estla fonction principale et presque unique; 2° comme hémostatique sous certaines formes : cette action est moins importante ; 3° comme désinfectant, sous certaines autres formes, cet effet est peu utilisé.

Anémies I. Elément corporel et réparateur dans les anémies.

Les anémies vraies sont les seules qui soient justifiables du fer ; elles sont de quatre espèces.

4° Les anémies d'origine hémorrhagique, où tout se perd, plasma et globules.

2° Les chloroses où V hémoglobine seule s'amoindril, les globules restant en chiffre normal et le plus souvent avec leur forme naturelle.

3° Les anémies dites spontanées, qu'on ne connaît que par ce qu'elles n'ont rien de commun avec la chlorose et les hémorrhagiques.

Anémies 40 Anémies pernicieuses. Sous cette dénomination, on a décrit

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clauses, dcs anémies la plupart du temps mortelles qui ont des caractères hématologiques très variés souvent même avec conservation du nombre des globules; ce sont le plus souvent des lésions, particulièrement de la moelle des os, organe formateur important des globules, fréquemment des dégénérescences d'organes (cancer), parfois des origines tuberculeuses, et enfin, fait aujourd'hui bien reconnu et très important, au point de vue du traitement, des origines parasitaires, a savoir des parasites du sang et surtout de l'intestin, des ankylostomes et des botriocéphales. Ces anémies helminthiques ont heureusement des parasiticides, qui guérissent d'une manière merveilleuse ces anémiques épuisés par l'helminthiasis, qu'on a trouvée dans les mines, dans les travaux souterrains des tunnels, en Finlande, etc. A l'exception de ces cas on n'est sûr de rien ; le fer est aussi pernicieux que la maladie; l'arsenic paraît présenter quelques avantages. I. Chlorose. Dans un magnifique travail, Bunge a démontré

FER, THÉRAPEUTIQUE

que le contenu du fer dans l'organisme est au maximum lors de la naissance, et qu'il diminue avec la croissance. Comme l'assimilation des composés ferreux organiques est très difficile, l'organisme maternel est très économe de ses provisions. Si la majeure partie des combinaisons de fer passait par les glandes mammaires, elle pourrait être détruite par les bactéries dans l'intestin avant d'être résorbées ; si au contraire, elle arrive par le placenta dans l'organisme de l'enfant elle y reste assurée.

D'après cela, la mère emmagasine pour le fœtus à naître une provision nécessaire dans quelque organe longtemps avant la première grossesse. Cette opinion de Bunge explique pourquoi la chlorose se voit principalement dans le sexe féminin et précisément à l'époque du développement de la puberté, mais l'étiologie est complexe.

Ce qui est mieux démontré c'est l'altération du sang ; la richesse en hémoglobine de chaque globule tombe à la moitié de sa valeur normale (Malassez, Hayem.)Quinquaud trouve le pouvoir respirateur du sang abaissé dans la proportion de 24 à 8 p. c. Pour Barbant le taux de l'hémoglobine descend à 6 pour 100 et même 4, 4. Avec tout ceci le nombre des globules se maintient au-dessus de 4,480,000, d'après Grûber. (1887) ; leur volume est variable, rarement amoindri ; enfin l'alcalescence du sang est augmentée: c'est le contraire après les injections de fer.

C'est dans la chlorose des jeunes filles, qui se développe pendant et après la période de formation, que le fer, aidé d'une bonne alimentation (nous verrons laquelle dans le traité de l'estomac) et une bonne hygiène convient le mieux. Déjà avant qu'on sût l'existence du fer comme partie intégrante du corps, on employait le fer dans la chlorose. Lorsqu'on apprit en 1746 que le fer est un élément constant du sang, lorsqu'on découvrit en 1832 que le fer diminue dans la chlorose, les données de l'empirisme clinique et de la science exacte cadrèrent de telle façon que le fer dût être considéré comme un moyen curatif rationnel. Mais k ce point du vue il n'y a rien de précis.

D'abord la nature de la chlorose n'est pas bien fixée. On sait seulement avec certitude que ce n'est pas le manque de fer dans la nourriture qui peut en être la cause. Des éléments ferrugineux normaux du sang, qu'on peut fixer, comme nous l'avons dit, à environ 3, il s'élimine chaque jour quelques milligrammes par

Origine, mode de développement.

de la chlorose

Altération du sang dans la chlorose

Chlorose

de la paberté.

La chlorotique ne manque pas de fer habituellement.

les excréta. Or dans la ration journalière on trouve plusieurs centigrammes de fer, par conséquent dix fois plus que la perte, donc assez, non seulement pour couvrir la déperdition régugulière, mais encore pour restituer au sang après les hémorrhagies les plus considérables, ses quantités normales au bout de quelques semaines, sans le moindre usage du fer. Aussi l'utilité du fer pour les chlorotiques ne doit pas être cherchée dans cette direction.

Il est au contraire à supposer, que la formation de l'hémoglobine et des globules rouges ne devient possible en quantité suffisante chez les chlorotiques, que s'il circule dans le sang plus de fer qu'il n'en faut dans les conditions normales aux organes hématogènes.

afouté ^^^^ apport en plus du fer par l'addition des préparations est ferrugineuses k la nourriture, ne peut se faire que de deux façons : defensif. j^-^j^ ^^^^ partie du médicament-fer est réellement absorbée, ou bien ce fer protège le fer alimentaire (ou hématogène) par un procédé quelconque contre la décomposition de ce dernier dans l'intestin, de telle sorte que sous cette influence il s'absorbe maintenant plus de fer alimentaire que dans les circonstances normales, c'est-à-dire sans addition de fer à la ration. Petites II est possible que la clinique puisse résoudre ces problèmes, grandes S'il était démontré que de petites doses de fer (quelques millidoses. grammes) rendent autant de services dans la chlorose que des décigrammes, ce fait ferait croire à l'action du fer après résorption, car une action protectrice manifestée dans le canal digestif ne pourrait se produire qu'à l'aide de grosses doses. Il est bien vrai que l'emploi des eaux minérales ferrugineuses, qui ne contiennent que de très petites parties de fer, parle en faveur des petites doses. Il semble qu'on peut invoquer aussi les injections^ sous-cutanées de fer qu'on a tentées avec quelques succès dans ces derniers temps; mais tout n'est pas dit sur ce sujet. L'idée de la protection intégrale du fer alimentaire par le fer surajouté reste très plausible.

Effets Les efl'ets cliniques du fer dans la chlorose son^eux très mani- '^"'^f festes (a): la coloration revient plus ou moins à l'état normal

sur la \ / ' A

chio- dans la peau et les muqueuses (b) ; les forces reprennent, c'est un fait acquis (c);le trouble du cœur, les palpitations sont bien plus lentes à disparaître (d); les globules augmentent; j'ai vérifié le

rotique.

FER, THÉRAPEUTIQUE

fait ; mais en est-il de môme de l'hémoglobine, qui est la caractéristique de la chlorose? Si c'est ainsi, c'est la guérison. Mais qu'on ne s'y fie pas ; quelle que soit la préparation (voir page suivante) employée, quand même elle est bien supportée, quand même elle est aidée par l'oxygène comme le veut Hayem, les rechutes sont fréquentes et pour ainsi dire inéluctables. Le grand air, est un bon auxiliaire.

" Inversement comment le fer agit-il et guérit-il pour ainsi dire instantanément des chlorotiques, des jeunes filles décolorées, qui restaient telles malgré la nourriture régulièrement ferreuse: voici les opinions k cet égard.

10 Les uns croient que le fer n'agit qu'en attaquant l'hydrogène sulfuré (c'est-à-dire le soufre des albuminates entrant en putréfaction) ; il protège ainsi la substance hématogène et l'empêche d'être décomposée par S. A cela il y a à répondre que la chlorose s'observe souvent avec la meilleure digestion.

2° D'autres considèrent comme cause de la chlorose un excès de gomme animale, cette gomme empêchant la transformation de la substance hématogène en hémoglobine; or comme le fer précipite de grandes quantités de gomme et la rend insoluble, on admet que ce phénomène se passe dans l'intestin ; donc le fer devra être utile indirectement.

3» Action tonique . D'autres pensent que les préparations de fer agissent à la façon des tannins comme astringent ou tonifiant, sur l'estomac et l'intestin de manière à les disposer favorablement pour l'assimilation.

Mais ces explications ont peu de raison d'être, si on admet avec quelques expérimentateurs qu'on peut obtenir la guérison par l'injection sous-cutanée par exemple de citrate de fer; mais ce fait lui-même n'est pas démontré ; il semble même au contraire qu'il faille de grosses quantités de fer absorbées pour la formation du sang. Or les sels solubles de fer (sulfate ou chlorure de fer) pris en substance et concentrés, sont caustiques parce qu'ils entrent en combinaison intime avec l'albumine ; légèrement concentrés, ils sont hémostatiques, et en plus faible solution ils agissent comme astringents simples.

La thérapeutique martiale convient peu aux chloroses infan- inditiles ou même à celles qui se manifestent d'une manière durable '^Sr à l'époque de la formation. La meilleure indication du fer est

^70 ClIAP. VIIITEU. —

MKDlCATlONSAUXII.lAIUKSliXCITANTEOUTROPHigUli;

la nature de la chlorose

Doses.

Etat de l'estomac.

Traitement par le fer ou par la viande

Chlorose

celle des chloroses qui se développent accidentellement en pleine santé, ce qui est d'ailleurs assez rare. Celles qui durent, et datent de l'enfance sont souvent incurables, parce qu'elles se rattachent, d'après Virchov aux sténoses des artères, ce qui est très fréquent.

En tous les cas commencez par de faibles doses, 0,1 ; insistez sur les aliments ferriques et viandincux; surveillezl'estomacqui est souvent hyperchlorhydriquc, d'autres fois hypochlorhydridrique ou anacide.

Par voie d'injection sous-cutanée la dose ne doit jamais atteindre 0,20 par exemple de citrate de fer.

Comparaison du fer etde la viande crue. Je prescris invariablement la viande crue k haute dose ; la viande de mouton de préférence pour éviter le tsenia ; il faut pour réussir k remplacer le fer extérieur, dont la dose habituelle est de 0, 20 k 0,30 par jour, prescrire 300 gr. de chair dépouillée de graisse etde parties fibreuses; on y trouve 0,20 et 0,18 de fer dans l'hémoglobine des globules contenus dans 50 gram. de sang que renferment les 300 gr. de viande pure. Il y a dans cette combinaison naturelle un avantage immense sur toutes les préparations de fer. Quant au jus de viande, il ne contient que 13 p. c. d'albuminates, et quant k la poudre de viande, il est plus que rare d'en trouver qui ne soient pas altérées, et remplies deptomaïne. On peut la faire fraîche tous les jours et c'est aussi un bon moyen alimentaire ferreux.

L'objection principale est celle-ci : les chlorotiques sont hypochlorhydriques; cela est vrai dans un grand nombre de cas, mais il arrive souvent, que l'acide chlorhydrique domine dans leur suc gastrique ; dans ce cas les albuminates sont tout k fait indiqués; dans le premier cas la digestion se fait, sinon dans l'estomac, (et il est tout k fait inutile de faire prendre l'acide chlorhydrique) mais dans l'intestin, et la preuve c'est que la viande y est digérée et totalement absorbée ; car on ne trouve dans les excréta que des traces de fibres musculaires. On peut du reste faire prendre cette viande avec de la purée de légumes secs; on sait que ces légumes contiennent aussi une quantité marquée de fer.

Enfin, avec Hayem, si on admet des chloroses d'origine digestive, ce sera la plus complète confusion avec les anémies.

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