PURGATIFS
tances, entr'autres la podophylline, possèdent un pouvoir cholagogue très prononcé.
Rutherfold et Vignal (Transact. of the roy. soc. of Edimb. 1880.) Davet, (thèse de Paris 1880.) Prévôt, de Genève, ont dressé une liste de ces cholagogues qui ne répond nullement au pouvoir purgatif; si quelques-uns, comme la podophylline et l'évonymine possèdent cette double propriété, tandis que la gomme gutte diminue la sécrétion biliaire, d'autres, comme l'acide salicylique, qui est un véritable cholagogue, n'a aucune action sur l'intestin ; à rencontre de cet acide, la plupart sont des alcaloïdes; l'évonymine est plutôt un glycoside à la façon de la digitaline. II reste à mentionner le calomel, qui a été classé parmi les cholagogues les plus puissants, mais rien ne le prouve.
3e Groupe des glycosides solubles sans bile. — Il est d'autrès glycosides comme la colocyntine et l'aloïne privées d'azote cosides. qui sont solubles dans Teau et l'alcool, par conséquent facilement absorbables, etquisous l'influence de l'oxygène se transforment en partie en corps résineux peu actifs. De ce nombre se trouvent l'aloïne et la colocyntine.
L'aloïne constitue le principe sinon le plus actif de l'aloës, mais le plus connu ; l'aloës en nature, semble plus purgatif ; mais il agitbien plus enprésencedelabile.Un lavement aloëtique ne produit guère plus qu'un lavement chaud ; tandis que si on y ajoute de labile de bœuf, on détermine une profonde irritation du rectum (Bucheim, Vokoloski).
La colocynthine ne produit pas toujours non plus la purgation ; elle exige la présence de substances colloïdes, comme celles qui se trouvent dans la co'oquinte, pour passer sûrement dans le tube digestif.
4e Groupe additionnel des huiles irritantes. Laplupartdes (d) purgatifs drastiques a l'exception des derniers contiennent des *^r?i-^" acides et particulièrement des acides gras ; en outre les semences des euphorbiacés qui constituent ces drogues renferment d'autres glycérides qui n'ont pas d'action définie comme les acides gras, lesquels résultent de leur dédoublement, et qui sont tous très irritants. Ces glycérides exigent pour agir, l'omulsionnement et l'absorption qui ne peuvent avoir lieu qu'à l'aide des sucs alcalins de l'intestin. Dans l'huile de ricin
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— MliDICATIONS AUXILIAIRES OU ACCESSOIllES
l'efficacité ne dépend cependant pas de l'acide ricinique, mais d'une substance insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther et même dans les alcalins, qui ne peut-être obtenue que par l'acide chlorhydrique dilué agissant sur le résidu du traitement par l'alcool, (Bubnow).
L'huile de croton est encore pluscompliquée,et son principe actif, l'acide crotonique qui se rapproche de l'acide ricinique ne se trouve pas préformé dans l'huile de ce nom (Schlippe).
Comme tous les glycérides les huiles de ce genre subissent le dédoublement par le suc pancréatique ; alors l'acide ricinique ou crotonique devient libre et produit l'irritation des tissus, ainsi que la péristaltique des intestins. Il semble d'après cela qu'on ne doit pas ranger l'huile de ricin parmi les agents mécaniques, comme on le fait pour les huiles d'amandes douces ou d'olives, qui n'ont rien d'irritant.
PHYSIOLOGIE
Histo-
Autrefois l'action purgative était principalement rapportée rique. à la production d'une transsudation aqueuse dans l'intestin,
Action
osmo- par exosmosc.
tique. TQgg expériences faites sur les animaux porteurs de fistule intestinale, à l'aide de purgatifs introduits dans l'intestin fistuleux ont permis de constater qu'il n'existe pas de transsudation. Mais voyons d'abord cette théorie de l'osmose.
En se basant sur les lois de l'endosmose, Liebig avait expliqué les effets des sels neutres par un procédé exclusivement physique. On sait que quand deux liquides de densité différente, susceptibles de se mèler,sont séparés par une membrane, il s'établit à travers la membrane un échange tel qu'un courant se manifeste du liquide le moins dense vers celui qui estconcentré. Les vaisseaux de l'intestin étant considérés comme membrane, la présence des sels neutres, qui ont un équivalent endosmotique très élevé, ainsi 11,58 pour le sulfate de soude, produit un courant liquide qui se déverse des vaisseaux dans l'intestin et produit des selles liquides.
Mais les expériences sur les animaux vivants ne tardèrent pas à démentir ces données; Headland et Aubert en fournirent la preuve. Si, en effet, la purgation saline repose sur le coefû-