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DOUCHES

c'est-à-dire une destruction plus marquée des albuminates qui ne saurait être que modérée et temporaire.

III. Réfrigération ou calorification. Les changements de température qui en sont le résultat, méritent une mention spéciale; ils s'appliquent par la vaso-motricité.

I. Effets vaso-moteurs. Le froid détermine d'abord sur place une vaso-constriction des vaisseaux cutanés, qui peut aller jusqu'à leur effacement complet. De la surface cutanée part une action réflexe qui détermine dans les vaisseaux profonds et leur territoire une contraction vasculaire, avec diminution de l'afflux de sang, mais en même temps une hypérémie collatérale dans certaines autres parties du département irrigué ou du territoire voisin. — Dans d'autres parties on voit survenir une vaso-dilatation très manifeste, qui paraît tenir à l'innervation des nerfs modérateurs, plutôt qu'à une paralysie par fatigue. Ces deux états se traduisent nettement au sphygmographe ; Winternitz a dessiné ce dernier état très nettement; le pouls montre les caractères d'un vaisseau à tonicité normale ou même exagérée ; à savoir une grande élevure primordiale, puis les ondes élastiques très accusées, un dicrotisme faible. Si l'action du froid est plus prolongée, on trouve alors les images de l'affaissement de la tonicité, le plissement de la peau, le ratatinement des parties périphériques, la disparition des- veines superticielles ; tout ceci est parfaitement décrit dans la thèse de Labadie-Lagrave.

Si on joint à cette vaso-dilatation et vaso-constriction, l'impression de l'eau froide sur la sensibilité cutanée, on s'expliquera facilement l'altération que subit le fonctionnement du cœur, après une accélération passagère du cœur on constate généralement son ralentissement. On est amené ainsi à conclure que l'action du cœur, ainsi que la pression sanguine augmentent, pendant que le nombre des pulsations diminue.

Après cette première série de phénomènes, la vaso-constriction cesse, ce qui coïncide ordinairement avec l'assèchement qui suit la fin de la douche; la peau devient le siège d'une sensation de chaleur, qui dépend d'un certain relâchement ou plutôt d'une certaine dilatation des vaisseaux ; la circulation périphérique devient facile, toute cause d'excitation du cœur disparaît, et il survient une période de calme.

OH A p. IX.

— MKDICATION AUXILIAIllE, ÉVACUANTE

Applications. — On conçoit, d'après cela, que là où la circulation périphérique est en défaut, que chez les individus pâles, anémiques ou même cyanoses, une hypérémie artificielle de la peau soulage et modifie la circulation peut-être stagnante des organes internes, de l'encéphale, du poumon, du foie.

Il est à noter, comme l'a démontré Landerer, que toute cette scène est dominée par l'état de conservation des forces vives des artérioles, et par conséquent par leur degré d'élasticité et l'état de tonicité des tissus eux-mêmes. Quand on songe que le système vasculaire n'est rempli de sang que d'une manière incomplète, que son contenu peut être augmenté d'un tiers qui y trouve de la place, il sera facile de comprendre comment en augmentant ou en diminuant de propos délibéré le cours du sang et la masse du sang qui y entre ou en sort, nous pourrons régler de par une sorte d'hydraulique animée, la circulation dans tout l'organisme ou dans certains organes : nous pouvons influencer les vaisseaux et les tissus, augmenter leur tonicité ou l'affaisser en combinant les températures extrêmes et successives, le froid et le chaude en usant des irritants thermiques opposés; il sera facile de produire par le froid seul ou alternant avec le chaud, des anémies locales avec des hypérémies collatérales, des hypérémies actives ou des stases locales, le changement de répartition du sang, les modifications de pression sanguine, et de tension des vaisseaux, des afflux réactifs et jusqu'à un certain point de rapides changements du courant sanguin.

II. Phénomènes nerveux. — Outre l'action de la douche sur les vaisseaux externes et profonds, il faut noter son action sur la sensibilité cutanée ; l'impression sensible retentit sur le cœur et les vaisseaux, pour ralentir l'un, et exciter les autres.

Mais ce qui est surtout remarquable, c'est l'action dite tonique sur le système nerveux, action bien différente de celle des autres excitants, car elle n'est pas suivie de faiblesse ; on fortifie le système nerveux et peut être aussi le système nerveux intrà et extrà-cardiaque, le système accélérateur ou d'arrêt. On obtient ainsi des réparations étonnantes, de vrais effets compensateurs dans tous ces systèmes.

Applications. — Toutefois il y a une limite. Dès qu'il y a une athéromatose, des scléroses, des lésions endocardiques, . des dégénérescences du myocarde, il faut s'abstenir, à plus

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