‹ Traité des maladies du cœurChapitre 360 sur 418 · OHAP. X. — TRAITEMENT DES TROUBLES CARDIAQUES · texte numérisé non relu

OHAP. X. — TRAITEMENT DES TROUBLES CARDIAQUES

santés au sujet de la phtisie. Chez les individus qui sont m, uacés de la phtisie, je l'ai vue commencer des milliers de foispa une excitation réflexe des nerfs accélérateurs, si bien que les malades viennent consulter pour une maladie du cœur, alors qu'il y a une phtisie plus ou moins avérée.

Gastriques et intestinaux. Chez les dyspeptiques de toute espèce, chez les hyperchlorhydriques et les fermentatifs plus que chez les hypopeptiques et les gastro-catarrheux, ladigestion soit douloureuse, soit prolongée, soit flatulente, provoque fréquemment l'accélération du cœur, trois à quatre heures après l'ingestion des repas (Sée, Lyon, Klemperer) ; dans des conditions de ce genre on est souvent obligé de se poser la question : cœur ou estomac, et de la résoudre mais rarement ainsi : estomac puis cœur. Il en est de même pour l'intestin, particulièrement lorsqu'il est atteint du catarrhe mucino-membraneux ; il se produit alors une flatulence plus intense encore que dans les dyspepsies stomacales, et qui est due à la production de gaz de décomposition.

Ces phénomènes sont encore plus marqués lorsque ces entérites sont d'origine hémorrhoïdaire ou d'origine herniaire ; il s'y joint alors une accumulation considérable de gaz qui gêne mécaniquement le diaphragme, le refoule ainsi que le cœur, qui s'accélère infailliblement, sans qu'il y ait même une irritation réflexe provenant des nerfs accélérateurs. 11 faut dans ces cas faire intervenir, outre la flatulence et l'action mécanique des gaz, outre l'excitation réflexe des accélérateurs, une excitation directe des nerfs splanchniques de l'intestin ; on sait qu'il y a là un foyer vaso-moteur important, une vaso-constriction qui envahit la plus grande partie de la circulation, et gène singulièrement le débit du sang du cœur dans le système aortique ; la systole est empêchée ou atténuée, elle soutient la lutte par le nombre. Est-ce là un des mécanismes de l'accélération du cœur dans les entérites ?

Dans V helmintiasis qui provoque bien plus souvent encore la tachycardie, ce mécanisme vaso-moteur est sans doute à joindre à celui d'ordre réflexe proprement dit.

Troubles menstruels ou utérinç. Après les troubles gastrointestinaux, ce sont les troubles de la menstruation, les lésions ovaro-utérines, la ménopause qui provoquent le plus souvon

TACHYCARDIE

la tachycardie ; sur ce dernier point nous avons les documents précis de Clément (de Lyon) et de Kisch (1889). On voit sans qu'il y ait lésion préalable du cœur, survenir h l'époque du retour, des accès de tachycardie, d'abord fugaces et sans cause apparente, puis le jour et même pendant la nuit, avec des bouffées de chaleur et de rougeurs, de la céphalalgie, des éblouissements, des vertiges. Le seul signe positif physique c'est précisément la tachycardie (150 à 160 battements par minute) tantôt avec faiblesse et ordinairement inégalités des pulsations (Clément), tantôt avec force, plénitude et régularité du pouls (Kisch). Dans l'un et l'autre cas, tant que la respiration est libre, vous êtes en droit d'espérer la cessation de ces accidents au bout d'un à deux ans ; mais à la moindre polypnée ou dypsnée tout est k craindre, et l'examen physique du cœur devra être scrupuleusement répété.

Névrosiques. Une simple mention suffit pour indiquer les tachycardies dues aux névroses, à l'hystérie, à la névro-asthénie ; la plupart sont des tachycardies vulgaires chez des hystériques ou chez des névro-asthéniques.

III. Tachycardies toxiques et sanguines. Les tachycardies, outre les caféïques et les nicotiques comprennen tles digitaliques, les atropiques, les unes par les fortes doses, les autres par les doses plus faibles.

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