IV. Tachycardies primordiales ou essentielles
La tachycardie essentielle constitue par elle-même toute la maladie,et se montred'aprèsBouveret qui le premier l'a décrite, (1889) sousformede paroxysmes. Le cœurpasse sans raison du rhythme normal au rhythme tachycardique à 190, 250 pulsations par minute, pulsations régulières, avec tension artérielle très diminuée, pouls imperceptible. Ces accès sont simples d'abord et séparés; dans un cas ils étaient continus (Rigal-Janicot). Qu'ils durent quelques minutes ou quelques jours ils se terminent comme ils sont venus, c'est-à-dire brusquement, par la chute du pouls ne laissant pas de traces dans la santé générale. Mais ils peuvent se rapprocher, se multiplier et devenir pour ainsi dire subintrants ; toutes les formes paroxystiques d'après Bouveret,. sont redoutables, et la fin se dessine par un trouble profond de compensation (dilatation du cœur, troubles pulmonaires, congestion et œdème), souvent après de longues années. A l'autopsie