FOIE CARDIAQUE
quent la période avancée des maladies cardiaques du foie ; ce sont comme nous l'avons indique :
L'ascite.
Les hémorrhoïdes.
Les dyspnées abiliaires.
Traitement. S'agit-il d'un foie congestif sous l'influence du cœur, c'est au cœur lui-même qu'il faut s'adresser et par des médicaments cardiaques, des purgatifs, du calomel surtout comme le conseille Tapret.
Sclérose du foie. Je ne comprends pas les alcalins, il est impossible d'enrayer cette lésion.
Ascite de la sclérose. Toutefois quand la sclérose a produit une ascite, il faudra provoquer une diurèse, donner l'iodure et ponctionner ; il y a beaucoup de chance de guérison, mais moins que dans les cirrhoses primitives, qui appartiennent à la catégorie des curables. Dans toutes les ascites, dans toutes les cirrhoses, la cure de lait s'impose, elle a produit souvent des résultats remarquables annoncés par Semnola.
Hémorrhoïdes. On sait aujourd'hui l'inanité des vieilles discussions sur l'utilité du flux hémorroïdal et des jeunes prétentions du rattachement des hémorroïdes aux diathèses goutteuses et autres. La doctrine des stases s'applique entièrement aux hémorroïdes et peut-être l'apparition périodique de ces varicosités, ou plutôt de leur fluxion s'explique par l'influence vasomotrice. L'intervention médicale n'est guère nécessaire, si ce n'est pour lutter contre l'obstacle que ces tumeurs opposent aux évacuations. Les purgatifs, aloès, séné, soufre sont réputés spéciaux; il en est de même de l'hydrastis canadensis. L'intervention chirurgicale se traduira par la dilatation forcée de l'anus qui constitue le traitement le plus efficace et le plus inoffensif.
Dyspepsies ahiliaires. Les dyspepsies abiliaires réclament à la fois les purgatifs, les alcalins, et peut-être les cholagogues, dont les seuls efficaces sont les huiles douces à haute dose, et les salicylates.
Art. IV. — - Reins et albuminurie.
La question de priorité entre les deux organes n'est plus dis-
354i CîtAP. X. — THATTEMENT DES SYMPTÔMES EXTIU-GARDtAQUES
cutable, ce sont les reins qui précèdent le cœur, (voirie t. i^' du traité du cœur). La thérapeutique semble donc se simplifier. Or il n'en est rien ; les plus diverses méthodes de traitement ont sombré dans cette longue odyssée.
lo Les saignées sont oubliées heureusement.
2° Sudations. Les sudations ne valent pas plus. En 1835, peu de temps après la découverte de Bright, Osborne ne craignit pas d'affirmer la guérison de 27 malades sur 36, à l'aide des bains devapeur, combinés aux saignées, auxpurgatifs, aux vésicatoires ; c'était un ensemble de méthodes aussi blâmables l'une que l'autre. En Allemagne, Liebermeister, Ziemssen, Leube, Hoffmann, préconisent la même médication, et Bartels va jusqu'à dire que c'est le seul procédé pour agir sur l'inflammation du rein sans nuire au malade; or il y a là deux graves assertions; qu'on emploie les bains chauds à 40 ou graduellement chauffés (Ziemssen) ou bien les bains locaux de Leube, on peut provoquer la syncope ou la congestion pulmonaire sans produire quoi que ce soit de favorable sur le rein. Ainsi Lécorché, Talamon proscrivent avec raison cette médication contre le gros rein blanc où les lésions rénales ne peuvent plus être modifiées, contre le petit rein contracté où l'hypertrophie cardiaque contribue singulièrement par elle-même à congestionner les poumons.
Pilocarpine. Les diaphorétiques internes n'ont pas plus de valeur et ne présentent pas moins de danger. La pilocarpine, sous l'influence des idées préconçues a joui d'une grande vogue, jusqu'au jour des désastres; en injectant sous la peau 0,02 de pilocarpine, on provoquait une sudation plus ou moins générale, mais en même temps une salivation abondante, des nausées avec vomissements incoercibles, parfois même une œdème pulmonaire (Oertel) et surtout, comme je l'ai constaté il y a bien longtemps, une tendance à la syncope et un grave collapsus. Ceci a lieu dans l'albuminurie brightique, et mérite une absolue condamnation, à plus forte raison dans l'albuminurie cardiaque oùles contre-indications sont aussi catégoriques que nombreuses.
3o Alcalins-chlorurés-sodiques.Eaux thermales du même genre. Je repousse avec la même conviction et avec les mêmes idées l'usage des alcalins, quels qu'ils soient, et quelle que soit la période de la maladie. On a dit qu'il faut administrer les