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VERTIGES

Sous ce nom on a établi une confusion fâcheuse et justifiable en apparence. Je commence par élabliravec Cliarcot et ses élèves, contre Weil de Lyon, Grasset et contre Féré, ce caractère que le vertige épileptiqiie n'est toi, que s'il y a perte réelle de connaissance ; ce vertige appelé aussi comitial a son autonomie dans la grande généralité des cas. Il ne s'agit p.as ici d'un degré supérieur du vertige conune on le dit; c'est une maladie spéciale, tandis que la conservation de la connaissance constitue un caractère négatif mais géncr.i! ; la preuve thérapeutique qui est décisive, c'est que le mal comitial réclame les bromures, et il est le seul vertige de ce genre.

Les vertiges proprement dits sont au nombre de quatre :

a) Le vertige simple ; il consiste dans une sensation de perte d'équilibre^ et s'accompagne de phénomènes sensoriels, oculaires ou auriculaires. (Vertige de Ménière).

b) Le vertige stomacal, c'est-à-direprovenant d'un estomacdyspeptique, et non de simples troubles moteurs comme les vomissements et les nausées ; au vertige gastrique il faut joindre le vertige intestinal, c.) Le vertige cardiaque ou artérioscléreux, r/)et le vertige vaso-moteur forment les deux autres formes. Il est difficile d'établir une distinction entre ces types de phénomènes psychiques, surtout entre les deux dernières variétés.

1° Le vertige simple n'a guère que des signes vulgaires du vertige, auxquels il faut ajouter l'agoraphie.

2° Vertige stomacal. Nous avons déjà parlé de l'estomac des cardiaques ; les dyspeptiques seuls ont droit à ce vertige, qui résulte uniquement de la lésion stomacale ou des troubles chimiques. Il importe peu que le vertige se produise avant ou après le repas, sur l'estomac àjeun ou après la digestion. Le seul signe certain résulte de la dyspepsie accompagnée ou non d'autres troubles fonctionnels comme la flatulence, laconstipation, la dilatation stomacale, et surtout l'hyperchlorhydrie ou l'hypo acidité. Tant que les recherches chimiques n'auront pas été pratiquées sur le liquidedigestifdu patient, il sera impossible de se prononcer sur l'origine stomacale du vertige ; le vertige à stomacho lœso nous laisse dans ledoute chez les cardiaques et les artérioscléreux comme aussi chez les aortiques dyspeptiques ayant le système cardiaque à l'état sain. Rien n'est plus difficile que le diagnostic du vertige stomacal, soit seul, soit chez les cardiaques.

Lg vertige épileptique est une maladie définie

et non un simple phénomène.

Vertige gastrique.

S'î^ CIIAP. X.

— THAITEMENT DES SyMI'TÔMES EXTlU-CARDtAQUËâ

Nous parlerons du premier dans un livre spécial des organes digestifs ; là il sera aussi question du vertige chez les constipés, quelle que soit la cause de la constipation. Il n'est pas rare de ■ supprimer le vertige par les purgatifs, et surtout les drastiques apéritifs.

3° Vertige cardio-vasculaire. Ici il ne sera question que du vertige des cardio-vasculaires. 11 s'élèvera sans doute une nouvelle difficulté s'il s'agit d'une maladie cardiaque avec les troubles vasculaires qu'elle entraîne, telles que l'hypérémie veineuse ou l'oligaimie artérielle de la muqueuse stomacale. Même difficulté d'interprétation lorsqu'on suppose la stase veineuse chez les mitraux, ou l'oligaimie cérébrale chez les aortiques et les artérioscléreux, et sous ce dernier chef, on peut ranger les goutteux, les diabétiques, les alcooliques, les fumeurs, etc. ^'gJJ^® La caractéristique, comme ledit très bien M. Grasset n'est tirée vertige que des signes concomitants qui portent le cachet de la lésion sdé?eux initiale; les troubles dyspeptiques nettement dessinés permettront de conclure au vertige gastrique. Le diagnostic du vertige cardiovasculaire reposera sur la constatation des signes de l'artériosclérose, à savoir l'hypertension avec l'hypertrophie gauche du cœur, le retentissement diastolique au foyer ^ de l'aorte, l'athéromedes radiales. Mais quant au vertige lui-même il n'offre pas de signes particuliers suivant les causes qui lui donnent naissance « sa symptomatologie est immuable, elle est « toujours identique à elle-même, quel que soit le point de « départ du trouble cérébral ».

40 Vertige vaso-moteur. Nous retrouvons dans tous les groupes un élément vaso-moteur, qui nous expliquera bien des points, mais nous laissera dans l'inconnu sur la première espèce c'est-à-dire sur le vertige cérébral. Il existe môme dans l'anémie ou l'oligaimie. S'il s'agit d'un vertige stomacal, il se produit, comme je l'ai dit il y a 12 ans non par une action réflexe de l'estomac sur l'encéphale, car il n'y a pas la moindre action de ce genre, mais il s'établit un processus réflexe sur le centre vasomoteur bulbaire ou médullaire ; de là une circulation imparfaite dans l'encéphale ; c'est là le vertige qu'on appelle à tort anémiecérébrale,etquin'estquelerésultat del'oligaimie provenant de l'excitation bulbaire ou vaso-motrice centrale. Il n'y a pas la de sympathie, mais un efl"et vaso-moteur d'ordre réflexe.

VERTIfiES

Si nous étudions le vertige intestinal nous voyons la vasoconstriction par excitation du grand sympathique agir directement sur la circulation centrale d'une manière plutôt mécaniconerveuse, que par un procédé réflexe. Dans les deux cas, il se produit une hypertension, et celle-ci, est certainement plus l'effet de la vaso-constriction que de l'artériosclérose, qui n'a rien de commun avec l'hypertension fonctionnelle ni avec la lésion mécanique ou anatomique des vaisseaux. On se trouve ainsi justifié quand on parlé d'hyperpression. Mais on n'a raison qu'à moitié. Si sous le rapport de l'hypertension il y a quelque parité entre l'espèce gastro-intestinale et l'espèce artérioscléreuse, il reste à interpréter l'hypertension qui caractérise les lésions mitrales, et qui est suivie d'une hypérémie veineuse de l'encéphale.

Traitement. C'est dans ces derniers cas qu'on redoutait et qu'on craint encore les hémorrhagies, les apoplexies, qui ont pour base les endartérites avec anévrysmes miliaires, qui dans le fait peuvent se développer surtout chez un cardiaque valvulaire dèsle début delà maladie, ou même comme premier signe. Aplus forte raison n'y a-t-il la aucun rapport avec les embolies cérébrales qui constituent souvent aussi l'annonce d'un trouble fonctionnel d'une lésion valvulo-aortique. Il n'y a pas de traitement pour ces cas imprévus, et on peut les dire insaissables pour le thérapeute.

Le médecin ne peut et ne doit tenir un compte exclusif ni j^^Ses. des médicaments vaso-moteurs dilatateurs comme les iodures, attendu qu'ils ne répondent pas à la généralité des cas de vertiges, ni des vaso-constricteurs comme la strychnine et l'ergotine ^(b) attendu qu'ils correspondent uniquement aux asthénies, aux chniL vertiges des mitraux.

Dans la plupart des cas il s'agit d'un vertige vaso-moteur ^^^(c)^.^ constricteur, sans augmentation ni diminution persistante de la pression.

Dans l'étude de l'arsenic nous ne voyons que les lésions gastrointestinales, et les paralysies cardio-vasculaires : y a-t-il un rapport entre ces deux genres de manifestations ? cela n'est pas douteux ; c'est la circulation abaissée qui domine le tout ; mais nous ne parlons que des doses toxiques. Par les doses faibles nous nous arrêtons au simulacre de l'empoisonnement et au

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