SCLÉROSES EN GÉNÉRAL, CAUSES
Une autre conséquence se tire des obstacles au cours du sang portai; son etîet rétrograde sur la circulation générale, entraine des dommages considérables.
8° Pouvoir d'accommodation des vaisseaux au sang. Toutefois il est remarquable que ces dommages sont rarement prédominants et persistants. Si on injecte dans le système circulatoire une certaine quantité de sang, et si on répète ces injections, l'excès de sang ne tardepasà disparaître; l'organisme a en lui un pouvoir régulateur tel, qu'il surmonte facilement cette surcharge. D'après les recherches des physiologistes, c'est dans les capillaires et les veines du bas-ventre que les artères se déchargent de leur excédant du sang, tandis que les extrémités, la peau et le système central nerveux ne deviennent pas plus riches en sang que dans l'état normal.
9° Que devient la pression et le cœur ? Après chaque injection le sang qui a passé par les poumons, entre dans le système aortique ; là la pression augmente et reste élevée jusqu'à ce que la quantité affluente ait atteint les capillaires veineux. Puis la pression revient à l'état normal. Il résulte de là que le cœur, de même que la force motrice n'est pas changé; comme les obstacles au cours du sang ne sont pas modifiés, il ne s'accélère pas et ne débite pas plus de sang que normalement ; la pression moyenne est constante, fixe ; elle ne reste pas plus d'une minute au point élevé. Lorsque la pression était très basse, elle monte après la transfusion jusqu'à la normale; elle retombe après.
Toutes ces régulations se font par les nerfs vaso-moteurs et non par la quantité de sang ; il n'y a en effet aucune augmentation réelle et absolue de la masse du sang, ni au point de vue expérimental, ni en clinique; or s'il n'existe pas de pléthore totale, il ne saurait y avoir une surélévation permanente de pression. Il y a souvent des plé thores locales, surtout dans l'abdomen, mais ce sont encore là des troubles vasculaires ou vaso-moteurs. C'est là le point de départ des modifications temporaires de la pression. Quand la lumière des vaisseaux abdominaux se rétrécit, les obstacles du système vasculaire s'exagèrent. D'une autre part les influences mécaniques qui reposent sur la forte pression vasculaire se font sentir d'une manière incessante iusqu'àce que les premiers troubles fonctionnels apparaissent;
CHAP. XI