‹ Traité des maladies du cœurChapitre 385 sur 418 · TRAITEMENT DES LKSIONS ARTÉRIELLES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES LKSIONS ARTÉRIELLES

kcljluchard, Rosenbach, l'ont imaginé. Jcdemande les preuves d'un spasme persistant, ce qui veut dire autre chosequ'un tonus, sans lequel aucun organe musculaire (cœur) ou musculo-élastique (artère) ne saurait exister.

Une comparaison triviale rendra compte de ces différences. Le sphincter de l'anus est dans un état de tonicité irréductible; il est en contraction spasmodique quand la muqueuse sous-musculaire est irritée par unefissure.et ce spasmecesse avec la guérison de la fissure. Si un spasme se produisait avec durée au cœur ou dans une artère, il en résulterait une forte pression, ou une hypertension ce qui n'est pas tout à fait identique; mais c'est cette durée qui est aléatoire.

Spasme impossible. S'il restait un doute sérieux sur le prétendu spasme général et durable, les recherches sur la contractilité des vaisseaux sanguins, que notre éminent physiologiste Ranvier vient de publier le 16 janvier 1893, résoudraient toutes les difficultés.

Voici ces intéressantes données citées textuellement :

« Lorsque l'on fait agir un courant faible quoique suffisant, la tunique musculaire de l'artériolene se contracte pas également. Certains de ses segments sont à l'état de contraction, tandis que les autres ne sont pas sortis de l'état de repos. Pour les faire contracter, il faut faire agir un courant plus fort.

Lorsque, sous l'influence d'un courant de moyenne intensité, il se produit sur une artériole une zone de contraction, celle-ci ne se déplace pas, et si, après un instant de repos, on faitjpasser le même courant, la zone de contraction se reproduit au môme point.

On ne peut, à l'aide de l'excitation électrique directe, rien produire dans les artères qui puisse être comparé à un mouvement péristaltique. Des mouvements de ce genre ont été admis dans l'appareil vasculaire par quelques-uns ; mais cette opinion ne semble reposer sur aucune expérience, j'ajoute sur aucune observation. »

Celle qui va suivre mérite cependant une mention, parce que jusqu'ici elle paraissait universellement adoptée. C'est le spasme qui serait en effet la cause ou le point de départ de l'hypertension qui joue un si grand rôle dans le développement de l'artério sclérose.

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