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SIGNES ET EFFETS DE LA SCLÉROSE ARTERIELLE

2^ Hypertension ou forte pression. L'hypertension ou forte pression succéderait dit-on, au spasme, et précéderait l'artério sclérose qui n'exercerait que la conséquence mécanique. Comment reconnaître cette hypertension, lluchard etFrankel (après Traube) lui assignent plusieurs signes.

30 Sphygmomanométrie. — L'hypertension se constate non avec le sphymographe de Marey, qui n'indique que la forme des pulsations, mais avec le sphygmomanomètre de Bash qui indique 20 divisions à la place du chiffre 13 ou 15, chiffre normal. Mais ce moyen de mesurage est loin d'être exact; il ne traduit que la lésion locale de l'artère, ainsi de l'artère radiale ou temporale et rien de plus.

40 Retentissement diastolique de l'aorte. C'est un signe que iluchard, Frankel considèrent comme caractéristique de l'hypertension artérielle. II présente son maximum d'intensité à droite du sternum, près de son bord droit, dans le deùxième espace intercostal. Ce bruit qui d'ailleurs reste fixe doit se distinguer de l'éclat métallique de l'aorte laquelle serait dilatée, d'après Iluchard, tandis qu'elle serait simplement athéromateuse, d'après Bucquoy et Marfan. Le retentissement diastolique de l'aorte est un des meilleurs signes, mais il se rapporte bien plus k l'artérite avec hypertrophie cardiaque qu'à l'artérite seule ; la pression dans le premier cas est manifestement augmentée ; s'il n'existe qu'une simple artérite, il n'y a pas d^' excès de pression, et le symptôme aortique manque souvent ; c'est la tension du pouls qui est à noter.

3" Tension du pouls. La vraie formule du pouls n'est pas variable comme on l'a dit. Les artères contractées opposent à leur extension par l'ondée sanguine une grande résistance. On sent le pouls petit, filiforme; le pouls est plein, soi-disant fort, vibrant quand les vaisseaux sont flaccides. La prétendue force c est la vaso-dilatation ordinairement sans forte pression.

6° Cœur. Le pouls ne devient dur et n'exprime une forte pression que quand le cœur débite assez de sang et présente de la force. Mais même avec un cœur puissant au travail, la pression peut baisser, et le pouls s'affaiblir, c'est ce qui a lieu quand les artères n'ont plus de tonicité suffisante pour faire arriver le sang au cœur.

La réplétion du cœur exigeant un plus grand travail, l'aug-

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— rnAtTÈMEKT DES LÉSIONS AUTÉuiliLLES

mentaiion du sang n'élève la pression que quand le cœur peut gouverner cette masse. Mais c'est surtout l'hypertrophie quand elle est saine, qui détermine la forte pression ; c'est la dégénérescence incomplète et fragmentaire qui peut encore soutenir la pression ; mais dès qu'il y a une sclérose cardiaque généralisée, la pression s'ahaisse et les troubles de compensation s'établissent.

7" Variétés de tension selon les causes et les localisations de l'artériosclérose.

On voit en résumé combien les signes de l'hyperpression varient selon les circonstances qui paraissent accessoires, et jusqu'ici il n'a été question que des fortes pressions d'origine mécanique, par excès d'alimentation ou de boissons. Les autres causes, la sénilité, la syphilis, l'alcoolisme, la goutte, le diabète ne peuvent être considérés que (a) comme des causes spécifiques produisant une lésion inllammatoire ou dégénératrice dans toutes les conditions de la vie sociale, (b) ou comme des causes chimio-trophiques (goutte, diabète), (c) comme des maladies virulentes ou toxiques (syphilis, alcoolisme, saturnisme) qui portent sur la paroi artérielle dans sa membrane interne ou dans sa totalité, et cela encore sans qu'il y ait au préalable une hypertension et encore moins un spasme.

Il y a des différences bien autrement marquées encore lorsqu'il s'agit de la localisation de l'artério sclérose. Lorsqu'elle porte sur les artères coronaires, et produit l'angor pectoris, il n'y a plus d'hyperpression. Lorsqu'elle porte sur le myocarde, c'est la déchéance de la pression. Lorsqu'il s'agit de la sclérose rénale, la pression forte ne manque pas.

Thérapeutiqeu. Aucune règle fixe, même pas pour l'emploi des iodures. Les iodures (Voir chapitre V) sont des vaso-dilatateurs qui régularisent la circulation, et non des moyens de réduction des lésions scléreuses.

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