MALADIES ET LÉSIONS DU MYOCARDE
Myocardite
conjonctive.
(3) Artériosclérose.
(3 bis) Lésions de la cardiosclérose
Signes de la cardiosclérose
de rnppoi't avec la dégénérescence graisseuse. D'après Weigert lainyocardilelibreuse relève de diverses alléralions duiniiscle, surtout de la désintégration du cœur qui est fréquente, car sur 41 cas il en a vu 2 qui n'avaient pas d'autre lésion. Ghiari dit que cette dégénération myocardique en foyer est souvent le résultat d'une ischémie, et celle-ci se remarque surtout sur les muscles papillaires et la valvulemitrale. Ces foyers ne sont que rarement ischémiques, ils sont bien plus souvent le résultat d'une infection bactérique (Ziegler). Les grands foyers myocarditiques sont le plus souvent le fait de l'oblitération des artères coronaires (Marchand).
La myocardite parenchymateuse, signalée depuis longtemps paraît devoir rentrer dans la catégorie des myocardites interstitielles (Huchard). Celles-ci cependant sont très rares; il en résulte des sténoses artificielles siégeant au-dessous de l'appareil valvulaire; rétrécissement sous-aortique, rétrécissement de l'artère pulmonaire.
Dégénérescence par artériosclérose du 7nyocarde. Une forme des plusnettement établies de lésion myocardique est l'artériosclérose du cœur, oii la lésion primitive est vasculaire, la lésion secondaire étendue aumyocarde, et surtout à son tissu conjonctif. C'est une dégénérescence, une hypertrophie et non pas une inflammation. C'est l'endartérite oblitérante, qui par le rétrécissement du vaisseau, commande la dégénérescence scléreuse du muscle cardiaque
Les myocardites fragmentées véritables ainsi que les dégénérescences n'ont pas de signe caractéristique. On leur attribuedes arythmies, des tachycardies, des palpitations ; mais ces phénomènes appartiennent àtoutesles lésions du myocarde tout en étant souvent étrangers aux diverses lésions du muscle; la myocardite vraie (Bard et Philippe) aurait le pouls régulier, celle de Juhel Renoy, l'arythmie.
Il n'y a que la cardio-sclérose qui ait, d'après Huchard, une véritable sémeïologie, lo une hypertension artérielle, qui se trouve facilement par le sphygmomanomètre, 2o le retentissement diastolique de l'aorte dans le deuxième espace intercostal droit, l'hypertrophie du cœur (par spasme des artères) ? les symptômes encéphaliques, latendancc congestive, la dyspnée d'effort, la polyurie, 3° des symptômes nouvellement baptisés du nom
MYOCARDE DÉC.KNKRK ^409
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Je ne saisis pas bien les différences entre les '^'^^ ^^îo-f ^ ;
et les cardiopathies dégénératives ou -^l^-^^^^^'^; ' J° seulement qu'en fin de compte la sclérose cardiaque icssemble de t'us potts h la myocardite, et aboutit a l'hypotension, comme une myocardite primitivement dégénérée.
Lésions coronaires, chez les vieillards
Il est un fait étrange, qui démontre une fois de plus 1 instabilité des rapports de la lésion du myocarde avec la phenomena-
litc de la maladie. ,
Nous voyons chez le vieillard, une altération constante ou a ^.g^^ peu près des vaisseaux coronaires. LetuHe, Démange Ha^^^^^^ halter de Nancy (12 autopsies) ont trouve à côte de 1 atheiome , de ces vaisseaux, des fibres musculaires parfaitement hyper- troph.ées trophiées,et d'autres sclérosées atrophiées . 11 n'est pas rare, dit Odriozola avec son chefLetulle, de trouver englobées en pleine sclérose des cellules musculaires ; les fibro-cellules peuvent y rester intactes, si elles ne sont pas encore atteintes dans leur vitalité, dans leur évolution, ou par le fait de l'atheromeprogressif des coronaires.
Les hypertrophies cardiaques secondaires dans les myocardites scléreuses comprennent ainsi l'interposition des tissus conionctifs entre les faisceaux musculaires, dont le fonctionnement régulier devient gêné, et qui par cela même s'hypertrophient par surcroît de travail.
La surcharge graisseuse du cœur joue le même rôle que le tissu connectif. Accumulée dans les travées conjonctives ou au Adipose, milieu des îlots atrophiques, la graisse agit par compression action sur les couches musculaires voisines ; elle dissocie, fragmente, tropwécrase les cellules musculaires qu'elle a cernées. compen-
D'une autre part, comme le dit Weber, quand le myocarde devient insuffisant par oligaimie, il réagit contre la pression du sang, et l'hypertrophie qui en résulte sera compensatrice. Elle succède principalement ti l'artério-sclérose générale.
Dans les trois cas, sclérose cardiaque, adipose, artério sclérose, cette hypertrophie, du moins chez le vieillard, ne pourra se manifester que sur les fibres qui n'ont pas été atteintes
satrice.
410 ciîAP. XIII.