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MA LA DIRS ET LÉSIONS DU MYOCARDE

(7) Lésions dos fibres ellosmêmes.

par les processus dégonéralifs, ou par l'alhérome des coronaires.

Dans les libres malades, la slriation est moins nette ; la substance musculaire devient granuleuse, trouble. Souvent on observe la segmentation dos fibres au niveau des espaces scalariformes d'Eberth, la fragmentation du myocarde, décrite par Renaut et Landouzy, la dégénérescence graisseuse réfi-ingenle en séries linéraires ou par amas qui succède h la tuméfaction trouble.

On voit, d'après cette description, que le pronostic des dégénérations n'est guère possible à préciser, et que s'il s'établit quelques éventualités, rien ne doit le faire dévier vers une incurabilité^ et surtout vers une terminaison rapidement fatale. Lors même qu'on soupçonnerait une lésion cardiaque grave, ou même d'origine coronaire, il n'y a qu'à se tenir sur la défensive, tant qu'il ne se manifeste pas un trouble de compensation défaillante. Nous renti'ons alors dans le désordre fonctionnel de toute cardiopathie.

\ Art. II. — Hypertrophie.

La définition de l'hypertrophie sera très diverse, selon qu'on se place au point de vue (a) du développement (croissance) corporel, (b) du travail musculaire, fort, ou exagéré, passager ou continu, (c) de la pression moyenne et de la force de réserve (d)-des obstacles intraou extra-cardiaques( insuffisance aortique, etc).

I. Hypertrophie de croissance. Un auteur récent, (Tangl. Gbl. 1882) a examiné le cœur en croissance, ainsi que le cœur hypertrophié après l'insuffisance aortique provoquée chez le lapin.

Dans la vie embryonnaire, et un certain temps après la naissance, le cœur s'accroît par augmentation de volume, et par division des cellules musculaires. Pendant l'accroissement les données sont fixées (voir. t. 1. art. Croissance).

II. Hypertrophie en généraL La nature de l'hypertrophie, que celle-ci soit précédée ou non de dilatation, consiste dans l'accroissement mesurable des cellules musculaires, dont le diamètre transversal augmente avec le poids du cœur. Le tissu connectif n'a pas d'importance dans l'hypertrophie ; la mullipli-

HYPER'rnOPTTTE ^

cation de ce tissu cadre avec le processus inaammatoire. Mais voyons les rapports de ces fibres avec le fonctionnement.

Au premier abord il paraît y avoir une grande analogie entre ^son^ l'action du cœur et celle des muscles striés. Lorsque le mus- deveiop cle strié étant énervé est excité, le développement de chaleur v^^-^^^^ produite par l'excitation ne correspond pas seulement ti l'intensité de l'excitation, mais il répond principalement a la force du travail ; lors d'une excitation égale, la chaleur s'accroît dans de certaines limites avec l'augmentation du travail, sans qu'il y ait une accélération des contractions. Le muscle qui est entraîné augmente lui-même par suite de l'exagération du travail dynamique (Heidenhain et Fick).

Cœur en travail dynamique. Tout se passe de même dans le cœur. Von Frey démontre que le muscle cardiaque, qui subit une forte charge par les rétrécissements ou les insuffisances, présente d'une manière analogue un accroissement de force dynamique, directe, mais étrangère au nombre des contractions. Frey le démontre sur les animaux ti l'aide du sphygmographe et du manomètre. Il prouve aussi qu'elle est indépendante de l'action réflexe, car après avoir coupé les nerfs qui vont au cœur, il constata encore la propriété spéciale, contractile du muscle cardiaque.

IIL Forces et pressions rétablies sans hypertrophie. Le pouvoir du cœur d'augmenter sa puissance ressort clairement des expériences, que Rosenbach, Franck, ont entreprises, et que nous avons répétées avec Gley sur la destruction expérimentale des valvules.

En effet la pression moyenne se rétablit pour ainsi dire immédiatement; une preuve, que le cœur répare le trouble instantanément par l'augmentation du travail dynamique.

Il y aune autre donnée non moins remarquable, qui ressort Force de ce fait de réparation fonctionnelle. Il est certain que si une réserve portion quelconque da système vasculaire est rétrécie, ou si lors de l'insuffisance, il survient une forte réplétion d'une ou plusieurs cavités du cœur, ou bien enfin lorsque des causes indéterminées produisent une altération idiopathique des muscles, ou une modification de la fonction du cœur, le muscle commencera ce travail sans hypertrophie. Puis il travaillera avec hypertrophie, cherchant ainsi à compenser les troubles. Le

criAP. xirr. .— maladies et lésions du myogarde

pouvoir (lu muscle est attribué provisoirement ù une force en rései've (HoscMi)ac]i).

IV. Hypertrophie compensatrice des lésions valvulaires Insuffisance aortique. Lorsqu'enlin il s'agit de surmonter un obstacle réel, la lutte hypertrophique s'établit nettement; elle est ordinairement précédée de dilatation lors de l'insuffisance aortique.

Dans les lésions mitrales nous comptons sur les hypertrophies en amontouen aval ; mais lacompensation estdesplus aléatoires.

Conséquences thérapeutiques Rien à faire au point de vue thérapeutique ni dans l'un ni dans l'autre cas, ni dans l'une ni dans l'autre lésion valvulaire à moins de décompensation.

Art III. — Cœur fatigué. Action du travail sur la production du cœur hypertrophié ou dilaté.

I. Histoire du travail forcé. — Dans ces 30 dernières années l'attention a été réveillée sur la fatigue du cœur ou sur le surménement plus ou moins répété par le travail, les marches forcées. Les ouvriers dont parle Peacok, les soldats des guerres de sécession en 1864, l'armée franco-allemande de 1870, présentaient fréquemment les signes de surmenage. Voici 5 cas observés dans la guerre de Serbie, sur les jeunes gens surmenés par des marches forcées ; la fatigue revenait après chaque journée d'excès de marche ou de manœuvres. Ils présentaient outre la dypsnée la plus violente, des palpitations avec resserrement sous-sternal, plus tard de l'œdème. Le cœur présentait de la dilatation hypertrophique du ventricule gauche. Un malade succomba.

7 cas furent inscrits par Thurn (1891); ils présentaient les signes d'une dilatation pure, en partie avec hypertrophie.

Tout récemment les médecins anglais, Collier, Morgan, ont porté la question ailleurs, sur les expériences du sport, de l'art nautique. Le premier s'élève surtout contre la pratique de la bicyclette et la course pédestre, qui lui ont montré un grand nombrede troubles circulatoires. Le deuxième a signalé les accidents seulement chez les rameurs de courses, lorsqu'il s'agit de gens affaiblis, h poitrine mal développée. Chez les individus entraînés il existe souvent une hypertrophieathlélique, inoiîen-

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