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FATIGUE DU GÛIÎUR ET DILATATIONS

sive, mais ces cœurs dilatés ou hypertrophiés finissent à la longue par subir certaines altérations atrophiques.

En tout état de cause on ne saurait souscrire ù l'idée de iiyper- Sansom qui considère ces hypertrophies comme physiologi- ^phie ques; Talamon dit, avec raison, qu'elle n'est pas plus physio- que. logique que l'hypertrophie résultant de l'insufiisance aortique ou mitrale. Ici elle est compensatrice, mais l'hypertrophie athlétique, elle, ne compense rien.

II. Effets, fonctions et lésions du surmenage. D'après Kff^ts^ tout ceci, les effets nuisibles des exercices musculaires vio- lions^et lents sur le cœur ne sont pas contestables. C'est surtout dans du surla répétition de l'efîbrt qu'est le danger. Des troubles nerveux, l'arythmie, la tachycardie en résultent ; les exercices modérés ne produisent rien, pas même l'excès de pression.

Que sont les lésions inéluctables observées par les Américains autrefois, récemment par Sansom à la suite du surmenage.

Il s'agit d'altérations graves et durables, de la faiblesse du cœur, de la dilatation de l'organe, ou bien d'emblée de l'hypertrophie du ventricule gauche et ensuite de sa dégénérescence. Schott, Holt, Adami ont apporté quelques faits à l'appui de ces données. Da Costa a même cité des lésions valvulaires consécutives, et d'autres observateurs des déchirures des valvules à la suite d'efforts violents.

Mais comment se fait-il que le muscle cardiaque soit si rare- Rareté ment surmené comparativement aux muscles du squelette. La lésions, continuité uniforme d'action du cœur, lui permet de lutter con- ^'|°'°sie tre la fatigue, bien plus que ne le font les muscles à intermittence d'action violente.

Comment d'autre part les fonctions cardiaques ont-elles une puissance physiologique d'augmentation du travail musculaire?

Jusqu'ici on est forcé, comme nous l'avons dit, d'accepter le fait comme tel, lorsqu'une partie quelconque des vaisseaux se trouve rétrécie, ou bien lorsque dans les insuffisances il survient une réplétion plus marquée d'une ou de plusieurs cavités du cœur, ou bien lorsque d'autres causes mènent à l'altération idiopathique de ses muscles, ou bien enfin s'il se produit un changement dans ses fonctions.

:nes.

414 CIIAl'. XIII. — MALADIES ET LÉSIONS DU MYOCARDE

Art. m. bis. — Faiblesse çardiaque.

11 est fréquent d'entendre les femmes, surtout les anémiques, les chlorotiques et plus encore celles qui sont arrivées à l'âge de retour, accuser des symptômes qu'on peut rapporter à la débilité cardiaque. Ces femmes sont généralement délicates, avec des anciennes marques de la chlorose, ou avec les stigmates ordinaires des menstruations abondantes d'ancienne date, ou avec les signes récents des ménorrhagies critiques.

Ces malades ont une action cardiaque dépourvue d'énergie avec des sons sourds, souvent des souffles systoliques, pouls faible et petit, dépressible, quelquefois intermittent ou arythmique, mais sans tachycardie, ni palpitatiozis réelles.

Art. IV. — Dilatation.

Etioiogie Etiologie. Ou ne trouve pas une dépendance absolue de ladilatation cardiaque d'avec les lésions valvulaires ;on la trouve parfaitement nette dans les conditions suivantes.

l.Dans les affections générales débilitantes; particulièrement dans la chlorose, où on la rencontre fréquemment sans vouloir se rendre compte de la persistance de la lésion cardiaque, et de son influence sur la dyspnée qu'on attribue obstinément à l'altération du sang, tandis que la dilatation se révèle aussi par les palpitations permanentes, le bruit de souffle systolique mitral^ la matité manifeste et souvent très étendue, le bruit de galop.

Signes. Les anémies présentent les mêmes phénomènes ; la dilatation peut traduire à elle seule l'anémie palustre l'anémie hémorrhagique. Toutes les maladies de la nutrition peuvent frapper le cœur ; sa systole devient souvent incomplète, la diastole achève la réplétion à laquelle la marche ne résiste plus.

Les maladies infectieuses, (fièvre typhoïde) produisent, mais transi toirement le même effet ; la tonicité du cœur semble plutôt atteinte dans le cours même de la maladie.

^. Des efforts violents peuvent dilater le cœur brusquement, les fatigues et surmenages, que nous avons décrits, arti-

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