DILATATION
cle III, ne sont que des efforts répétés, qui entraînent une dilatation grave, souvent mortelle. ^ Exercices. Il n'en est pas de môme des exercices ; ceux-ci, comme nous l'avons dit, ne déterminent sur la pression artérielle aucun effet, mais chez les gymnastes de profession les dilatations fonctionnelles se produisent souvent et peuvent devenir permanentes (Potain).
3. Des lésions éloignées extra-cardiaques peuvent, dit-on, provoquer la dilatation, je ne l'ai vérifié que dans les maladies de l'estomac, qui peuvent amener la dilatation du ventricule droit. Les dilatations droites provenant du poumon emphysémateux n'ont aucun intérêt.
4. Le système nerveux, bien que souvent il soit le point de départ de palpitations, d'arythmies, de tachycardies, ne donne lieu à la dilatation que dans des cas exceptionnels et inexplicables.
5. Constitution. Les conditions adjuvantes, mais souvent décisives sont la constitution et l'âge de l'individu.
Les individus de faible résistance, à poitrine rétrécie sont des victimes désignées d'avance.
G. Age. Croissance. L'A-ge a une influence encore plus marquée. Un adolescent subira plus facilement l'influence du surmenage cardiaque qu'un adulte dont la croissance est achevée. De 14 a 21 ans, le développement du cœur, comme l'ont montré depuis longtemps Beneke et GermainSée, présentedans ses rapports avec le développement du reste du corps, des modifications qui facilitent la rupture de l'équilibre circulatoire et prédisposent l'organe à l'hypertrophie. Il est donc tout naturel que des efforts anormaux, violents et répétés, surprenant le cœur dans cette période de tâtonnements, aient sur son fonctionnement des conséquences plus fâcheuses qu'à tout autre âge. (Talamon).
7. Toxiques. Plus tard, d'autres causes viennent faciliter l'action du surmenage. Ce sont tous les poisons qui débilitent la contraction du cœAir en agissant sur ses nerfs, sur ses artères ou sur sa fibre musculaire. Le tabac et l'alcool tiennent le premier rang.
8. Syphilis. Les médecins de l'armée anglaise insistent sur le rôle prédisposant delà syphilis. « Tout homme qui a
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— MALADIES ET LISSIONS DU MYOGAllDE
eu la sj'philis, dit le chirurgien Preston, doit s'abstenir absolument de tout sport athlétique. » C'est aussi l'avis duD'' Ilaniilton\ qui déclare qu'un homme atteint de syphilis secondaire est pratiquement impropre au service militaire.
La syphilis a sur l'aorte et les artères cérébrales une action certaine, et sur les artères coronaires un elï'et probable, qui se traduit surtout par les airections du myocarde.
9. lodure de potassium. C'est à l'usage de l'iodure de potassium que llutchinson attribue l'infériorité cardiaque des syphilitiques; au contraire je croirai volontiers que leur résistance vitale ne reconnaît pas d'autre cause que l'iodure.
Diagnostic des diverses dernières lésions du myocarde. Aucune lésion ne se traduit par une caractéristique fixe. Inversement aucun symptôme ne révèle une lésion myocardique. 11 y a des arythmies qui se rapportent à l'état dégénératif en général, et se manifestent sous forme d'intermittences chez les obèses ou les dégénérés graisseux.
La tachycardie est encore plus variable dans sa.signification.
La bradycardie a été attribuée par Stokes h. l'obésité : il y a là l'éventualité d'une grande erreur, car la bradycardie se rattache fréquemment à l'artérite coronaire, et aux lésions myocardiques, dégénérescences graisseuses, myocardite scléreuse.
Les hypertrophies répondent à toutes les causes, particulièrement à l'artériosclérose périphérique ou rénale.
La dilatation s'en distingue aù point de vue étiologique, mais elle présente avec l'hypertrophie, l'analogie la plus sérieuse au point de vue sémeïologique.
L'artériosclérose cardiaqne proprement dite se traduit par des symptômes que Bard et Philippe rapportent à la myocardite interstitielle qu'ils décrivent. L'artériosclérose coronaire avec son artérite oblitérante est encore plus obscure, abstraction faite des phénomènes d'angor pectoris (Leyden, Fraenkel contre Iluchard). En dehors de ce signe important on ne trouve plus que les hanalités sémeïotiques communes à toutes lesaltérations du myocarde.
Traitement impossible si ce n'est par les symptômes.