‹ Traité des maladies du cœurChapitre 42 sur 418 · DES LIMITES DU COEUH. — PERCUSSION · texte numérisé non relu

DES LIMITES DU COEUH. — PERCUSSION

limètres au niveau de la quatrième à la sixième côLe, pour se terminer au bord inférieur du poumon droit. Ainsi celte matité commence plus haut et s'étend plus à gauche que chez les adultes. Il est à remarquer, comme nous le démontrerons au chapitre xxv (a) (hypertrophie de croissance) que le cœur varie peu selon la taille, et que chez les enfants de 2 à 12 ans, l'étendue de la matité est toujours de 10. 2 à 11 centimètres.

Dans l'âge avancé la matité se comporte tout différemment; elle ne dépasse pas la ligne mamillaire à gauche, ni le bord slernal gauche à droite, et ne commence qu'à la quatrième côte ou au quatrième espace intercostal. Il y a donc, d'après les divers âges, des formes diverses qui présentent néanmoins des transitions graduelles.

Les contours du cœur, d'après ces oscillations, et même d'après sa forme habituelle, ne sauraient composer une figure géométrique; ce n'est pas rigoureusement un triangle, c'est souvent une figure quadrangulaire, et ces deux aspects varient d'un individu à l'autre et selon les circonstances physiologiques, chez le même individu.

Mais dans toutes les conditions il faut se fixer sur un poinL de repère qui ne se modifie pas, c'est-à-dire un point de repère osseux, les parties molles, comme le mamelon, n'ayant aucune fixité principalement chez la femme. Nous choisirons pour point de repère une articulation chrondrosternale, comme le veut Gendrin, ou les espaces intercostaux et les cartilages. Nous saurons ainsi, parle procédé suivant, dans quel sens et de combien peut changer la situation du cœur, et surtout comment peut se modifier sa forme.

§ 3. — Fixation des poiiK^i» de réitère de la grande matité.

Voici maintenant le procédé que nous employons pour déterminer les points de repère de la grande matité :

1^^' SIGNES DU CmW{.

1" PoinLs de repère. On marque au crayon dermographique la partie moyenne de la fourchelle slernak F et l'appendice xyphoïde à la partie la plus saillante AX; tantôt cette partie est la pointe, tantôt c'est la base; peu importe, car elle ne varie pas chez le même sujet. On rejoint les deux points ainsi obtenus par une ligne verticale, qui correspond avec une approximation très suffisante à la ligne médiane du

Fitj. 8. Chloro-liystcrie. — Le Iraco poinlillo osl pris au Iroisièmc jour d'une époque douloureuse. Bruit prcsystoliquc xyplioïdicn avec dcelouljlement du deuxième bruit au foyer pulmonaire. Le tracé plein est pris huit jours après. Bruit présystoliquc gaucho ù la pointe. La veille une attaque.

slernum. Puis, mesurant sur cette ligne à partir du point F une longueur arbitraire quelconque, 10 centimètres par exemple, on mène par le point ainsi déterminé une ligne horizontale SS, rigoureusement perpendiculaire à la précédenle. M indique le mamelon et IIH' la matité hépatique.

2° On détermine par la percussion, pratiquée verticalem.ent à trois travers de doigt en dehors du bord droit du sternum, la limite supérieure de la matité hépatique; on s'arrête au point le plus mat et on le marque.

3° On percute en convergeant des parties sonores vers les parties mates, et on marque un point chaque fois que la

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