CHOC DU COEUR
éprouver le choc en relour, dans le sens opposé, c'est-àdire par en bas et légèrement en dehors (Gutbrod, Skoda, Hiffesheim). Landois fait observer toutefois à cet égard que la masse liquide ne se déverse, dans les vaisseaux, que 0.08 de seconde après le début de la contraction ventriculaire, qu'au contraire la pointe bat en même temps que commence le premier temps.
Allongement des artères. — Pendant que la masse du sang pénètre dans l'aorte et l'artère pulmonaire, celles-ci s'allongent par l'élévation delapression sanguine. Comme le cœur est suspendu à ces artères, la pointe doit descendre et se presser contre l'espace intercostal.
Mais comme le choc s'observe aussi sur le cœur vide des animaux morts, les causes citées en dernier lieu ne sont que d'ordre secondaire.
Après que les ventricules, par leur mouvement systolique jusqu'au sommet de la courbe, ont marqué la partie la plus essentielle du tracé du choc, on voit descendre rapidement la courbe à la fin de la contraction ventriculaire (c), attendu que les ventricules passent de l'état de la contraction la plus forte à l'état de flaccidité.
Fermeture des valvules si^moïdes. — Mais bientôt OU Voit
aussi dans la ligne descendante se produire en dl et en e deux petites élevures, isochrones avec le deuxième ton du cœur. Elles ont leur raison d'être dans la brusque fermeture des valvules semi-lunaires, qui, par cela même qu'elle s'opère énergiquement, se prolonge par l'axe du ventricule jusqu'à la pointe, et, par celle-ci, agite l'espace intercostal lui-même. Elles correspondent à l'occlusion des valvules sigmoïdes aortiques et pulmonaires. Aussi cette fermeture des deux valvules n'est pas simultanée; 0.05 à 0.09 de seconde les séparent. A cause de la plus grande pression dans l'aorte, ses valvules se ferment plus tôt que les autres.
GEnMAIN SKE. VII. 11