‹ Traité des maladies du cœurChapitre 64 sur 418 · REINS ET URINES CARDIAQUES. — CŒUR RÉNAL · texte numérisé non relu

REINS ET URINES CARDIAQUES. — CŒUR RÉNAL

Parmi les organes qui paraissent affectés dès le début, on peut citer les reins, qui deviennent probablement le siège d'une anémie artérielle, laquelle diminue l'afflux du sang dans les glomérules et par conséquent la sécrétion urinaire. L'oligurie est donc fréquente, et quand elle existe l'urine laisse déposer des urates parle refroidissement.

Albuminurie. — En même temps il se fait une hyperémie veineuse qui peut contribuer, comme il ressort de l'expérience de G. Meyersur la ligature de la veine caveau-dessus de l'embouchure des veines rénales, à la formation àeV albuminurie, avec cylindres hyalins.

Reinsrouges ou de stagnation. — Si on a l'occasion d'examiner ces reins, on les trouve augmentés de volume, très ■chargés de sang et d'une consistance fragile. Plus tard, ils sont rapetissés et rougeâtres, la couche corticale est striée de rouge, plus tard d'un gris jaune; les deux substances corticale et médullaire sont nettement séparées, la subslance médullaire plus foncée dans sa partie basilaire; les glomérules sont normaux ainsi que les anses, la capsule épaissie; dans les

SIGNES EXTIIACAHDIAQLES.

canaux les épilhéliums sont foi'tement granulés, souventgraisseux; la membrane propre des canaux est épaissie ainsi que le tissu intersliliel. C'est là l'image du rein par slagnaiion, lequel ne doit pas cire confondu avec l'inflammation diffuse.' Il est vrai que dans un certain nombre des cas de cardiopathies où la néphrite diffuse est très nette, avec dégénération graisseuse et rétraction, il y a alors à discuter auquel des deux organes apparLient la priorité; cette corrélation des reins avec le cœur sera longuement étudiée.

Cœur rénal (voir chapitre xxi).

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