‹ Traité des maladies du cœurChapitre 78 sur 418 · Diau:noNtic du i-étrécLsscnioiit i»ur · texte numérisé non relu

Diau:noNtic du i-étrécLsscnioiit i»ur

Insuffisance mitrale. — Le rétrécissement se distingue par deux signes caractéristiques : T le souffle présystolique avec ou sans piaulement; 2° le dédoublement du deuxième bruit du cœur, principalement dans la région sternale et à la base. L'insuffisance se reconnaît par trois signes très distincts : l'-le souffle systoliqueà lapointe; 2° l'hypertrophie du ventricule droit qui ne se voit que tardivement dans le rétrécissement; 3° le renforcement du deuxième ton pulmonal, qui est le résultat de l'hypertrophie du ventricule droit.

Au point de vue théorique il y a d'autres distinctions. La sténose nuit plus au cours du sang artériel que l'insuffisance, d'après Riegel, car la cavité située au-dessous du rétrécissement contient trop peu de sang et l'oreillette gauche troii. L'insuffisanceproduitnécessairement une dilatation del'oreillette gauche et parfois du ventricule gauche, puis donne lieu à une hypertrophie compensatrice; dans le rétrécissemcni simultané la dilatation du ventricule gauche manque cons-

RÉTRÉCISSEMENT MITRAL SIMPLE. itv

tammenl. V. Dusch oppose à cette manière de voir une formule générale : chaque lésion valvulaire, que ce soit une insuffisance ou un rétrécissement, qu'elle siège à l'orifice mitral ou aortique, commence par nuire surtout au cours du sang, en ce sens qu'elle diminue la force du travail expulseur du cœur, et a pour résultat une répartition différente dans le système vasculaire, ce qui est le contraire delà doctrine de Riegel, qui croit à une dilatation hypertrophique compensatrice du cœur gauche dans l'insuffisance mitrale. — Or, dit M. Dusch, qu'est-ce que la compensation? un rétablissement complet des conditions normales de la circulation dans le système vasculaire. Un pareil retour, une pareille compensation ne peut avoir lieu que dans le grand circuit, au moyen d'une forte tension dans le circuit pulmonaire et par conséquent une hypertrophie du ventricule droit. S'agit-il d'un rétrécissement, le cœur gauche ne saurait s'hypertrophier; ce travail exagéré ne peut exister qu'à droite; l'hypertrophie qui en résulte peut se percevoir par une malité élargie sur le côté droit du sternum.

Chlorose. — La difficulté est plus grande encore pourdiscerner le rétrécissement de la chlorose; il y a dans les deux cas des bruits de souffle, de la dyspnée ; déplus il y a souvent coïncidence des deux maladies, qui va jusqu'à l'éliologie inclusivement, à savoir le jeune âge, par conséquent la croissance.

On peut cependant noter des phénomènes caractéristiques : i" dans la chlorose, on observe des bruits vasculaires du cou; 2' le claquement valvulaire reste, malgré le souffle, parfaitement distinct; 3° le souffle chlorotique ne passe pas en arrière; 4° le souffle est principalement à la base, et s'il est à la pointe en môme temps, ce qui peut arriver, il n'est jamais diastolique ou présystolique; 5° le cœui- n'est pas gros.

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