GRANDES LÉSIONS DU TYPE VALVULAIHE
Hissent le phénomène caniclérisliquc du piùhiis celer, ici le pouls est petit, et le pourtour de l'artère correspondant à ce pouls petit est notablement rétréci. — Ce petit pouls, en présence de la force intense et de l'extension du choc cardiaque, constitue le contraste le plus frappant. — Toutefois malgré sa petitesse, le pouls est teiidu outre mesure, précisément parce que l'ondée sanguine du pouls se trouve sous la pression d'un ventricule hypertrophié. — Cette tension exngérée du pouls dans la sténose aortique le différencie nettement du pouls également petit mais non tendu, et au contraire très facilement compressible, du rétrécissement mitral.
3° Souffle systoiif|iic. — Un autrc signe, qui cette fois sépare complètement le rétrécissement aortique de l'insulfisance de même nom, c'est un bruit systolique, dont le maximum se trouve sur le corps du sternum et au bord droit de cet os, à l'insertion de la troisième et aussi de la quatrième côte. Vers la gauche le souffle devient plus faible, tout en étant perceptible dans toute la région du cœur ainsi qu'à sa pointe. En général il est très sonore, et parfois même perceptible parla palpation sous la forme d'un frémissement systolique sur le sternum et un peu vers la droite.
4" Etat des vaisseaux. — Le deuxième ton de l'aorte se conserve ordinairement, quand les valvules aortiques sont intactes, à moins d'être couvert par le souffle systohque, fort et prolongé. Il disparaît aussi dans les rétrécissements considérables, parce que ceux-ci sont toujours accompagnés d'insuffisance; — dans les rétrécissements moyens la carotide et la sous-clavière font entendre facilement le souffle systolique provenant de l'orifice aortique; enfin dans les rétrécissements faibles le souffle systolique de l'aorle persiste, en même temps que l'hypertrophie hypercavilaire du ventricule gauche.
Mais dans cette dernière occurrence le poîds perd ses qualités spéciales de pouls petit et tendu.
RÉTRÉCISSEMENT DE L ORH'MCE AORTIQUE. 267
5" Pulsiis iardus. — Le tracé sphygmographique donne dans tous les cas les caractères du pulsus tardus, que nous trouvons plus marqué encore chez les athéromateux; il présente une ligne interrompue à la montée, puis un plateau très marqué, et une ligne de descente sans saillies élastiques ; en tous les cas la systole est lente, et les pulsations sont habituellement ralenties.
6° Angor pectoris. — Le pulsus tardus, le pouls lent, se trouve surtout chez les athéromateux; l'athérorae coronaire est fréquent et se traduit ici comme dans l'insuffisance par des accès dH angor pectoris.
7» Rétrécissement et insuffisance aorlique. — Dans les rétrécissements compliqués d'insuffisance les signes propres à chacune de ces lésions se trouvent combinés obscurément; les caractères du pouls de l'insuffisance semblent cependant prédominer. En tous les cas ce qui est caractéristique, c'est la présence d'un souffle à la fois systolique et diastolique à la base du cœur.
8° Élévation de la pression aortique en deux temps. — Dans le rétrécissement simple, Chauveau a noté que, comme le sang ne pénètre qu'en deux temps dans l'aorte (Varigny), la production du bruit de souffle ne coïncidera pas exactement avec le début de la systole ventriculaire, tandis que le souffle de l'insuffisance mitrale est franchement systolique.
9" La fin de ces rétrécissements simples ou compliqués rappelle de tous points la période troublée des autres lésions valvulaires; l'asystolie n'a rien de spécial dans ce cris; on y trouve des dyspnées formidables avec ou sans catarrhe bronchique, souvent des hémoptysies avec des infarctus hémorragiques; on y constate les vertiges et les syncopes, et dans les cas de ralentissement du cœur, des accès épilepliformes (voir chapitre xxix).