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GRANDES LÉSIONS DU TYPE VALVULAIRE

Ville Lricuspide se ferme complètement; c'est ce qui a lieu lors des fortes distensions de l'oreillette droite; on trouve alors un pouls veineux faible. F. Franck n'admet pas cette exception, le reflux n'existe, dit-il, que par l'insuffisance tricuspide qui permet au sang lancé par le ventricule de relluer jusque dans la veine. C'est donc un reflux systolique ventriculaire.

Pouls jugulaire exlerne. — En général le pouls veineux n'est perceptible que sur la jugulaire interne, parce que l'ondée sanguine rétrograde ne parvient pas à la franchir pour gagner d'autres veines; parfois cependant on voit battre des veines plus petites appartenant au département vasculaire de la jugulaire, et cela particulièrement dans la jugulaire externe, parfois même dansles veines de la face. Si enfin une partie du sang refluant arrive delà veine anonyme dans la sous-clavière, on voit alors des pulsations se produire dans les grosses veines de ce district, à savoir la veine axillaire, brachiale, et même celle de l'avant bras.

Pouls hépatique. — En même temps l'onde rétropulsive atteint aussi l'ouverture de la veine cave inférieure, et quand elle a une certaine force elle descend plus bas, de façon à gagner les veines hépatiques s'ouvrant dans la veine cave inférieure. On voit alors se produire une pulsation rythmique, succédant immédiatement à l'impulsion du cœur. Le foie dans ces cas se gonfle par suite de la plénitude des veines hépatiques, descend dans la cavité abdominale, et se trouve facilement accessible à la palpation qui permet de constater ce soulèvement rythmique (voir chapitre x (b) bien décrit par Mahot.

2° Souffle syNtoiiqnc. — Après Ic pouls vcincux le principal symptôme de l'insuffisance tricuspide est le souffle systolique, provenant de la régurgitation du sang, et se manifestant au maximun à la partie inférieure du sternum. Mais

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ce souffle ne prouve pas par lui-même l'existence de l'insuffisance, à moins d'être associé au pouls veineux; là où il est perceptible au maximum, il répond bien au ventricule droit et à la situation de la valvule tricuspide; mais en ce même point on entend aussi nettement les lésions'aorliques; il faut donc pouvoir exclure du diagnostic les souffles aortiques par leurs signes habituels, avant d'accorder au souffle sa valeur diagnostique de l'insuffisance tricuspide.

3° Hypertrophie et dilatation du ventricule droit. — Les autres signes de l'insuffisance tricuspide sont incertains et sans valeur diagnostique. Il est à supposer que l'oreillette droite distendue déversant dans le ventricule droit plus de sang que normalement, il se fait une dilatation de ce ventricule, qui subit une hypertrophie, devant surmonter l'obstacle à la réplétion du ventricule ; mais ces données ne sont pas applicables aux insuffisances simples ou non compliquées qui sont très rares; elles ont trait aux lésions mi traies qui les accompagnent si souvent; c'est là la vraie cause de l'hypertrophie ventriculaire droite. Dans les cas simples on doit aussi supposer que le deuxième ton pulmonal est affaibli, en raison de la faible pression que produit la petite quantité de sang de l'artère pulmonaire.

§ 2. — Insuffisauce tricuspide fonctionnelle.

Gendrin a le premier étudié l'insuffisance tricuspide relative, qui a été singulièrement exagérée par Favre, etc. Lorsque, par suite d'un rétrécissement mitral, il y a une accumulation du sang dans le ventricule droit et par suite une grande dilatation, l'anneau d'insertion de la tricuspide peut s'étendre à tel point que les sommets des valves deviennent incapables de fermer l'orifice. On a objecté ceci : les sommets de la tricuspide sont assez allongés pour qu'un

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