GRANDES LÉSIONS DU TYPE VALVULAIIIE
seul suffise pour fermer l'ouverture normale; Friedreicli conteste le fait; ses mesures lui ont prouvé que la hauteur des pointes tricuspidales eu égard au périmètre élargi derorifice peut être trop peu marquée. Ganghofner a même démontré que dans de pareils cas la hauteur moyenne des pointes valvulaires dévie de la normale, n'atteignant pas la moitié de la mesure de l'orifice. La clinique est toute en faveur de ces lésions fonctionnelles de la Iricuspide.
§ 3. — Adflitioiinel. — Rétrccissiemeut tricujîtpidicn.
Dans une excellente thèse soutenue récemment par Leudet de Rouen, le rélrécissement Iricuspiclien a été étudié quand il est congénital ou acquis. — Le mode de rétrécissement le plus fréquent, dans le premier cas, est l'adhérence entre les bords valvulaires. Il se traduit par la cyanose, les déformation des ongles, les souffles diastolique ou systolique, sans qu'il y ait un seul signe certain.
Après la naissance, il se développe surtout à la suite du rhumatisme (41 fois sur 60 cas), et presque toujours dans le sexe féminin (86 fois sur 108 cas). Il consiste, ou dans une soudure des valves, ou dans une sténose de l'orifice, ou une obstruction de l'orifice par des végétations, et presque constamment, il s'accompagne d'un rétrécissement de l'oriiice mitral (ou de l'aorte) ; c'est pourquoi le diagnostic est habituellement impossible. — On trouve bien la cyanose, l'œdème, très fréquemment du purpura, un soubresaut au deuxième temps du cœur, un frémissement à la zone tricuspidiennc, un souffle présystolique (rare) à l'appendice xyphoïden; rarement le pouls veineux, plus souvent un simple gonflement des jugulaires : en un mot, des signes confus, sans valeur absolue. — C'est une des maladies valvulaires les plus graves ; elle permet rarement de vivre au delà de vingt à trente ans.