CHAPITRE XX (a
RÉTRÉCISSEMENT DE l'ORIFICE PULMONAIRE.
Le rétrécissement acquis de l'orifice pulmonaire, le seul dont nous ayons à nous occuper ici est une affection fort rare, dont les conditions étiologiques sont l'endocardite généralisée à laquelle participe sans doute (?) l'endo-artère pulmonaire; on a parlé aussi de traumatisme, d'alcoolisme; mais rien n'est fixé à cet égard malgré les intéressantes études de G. Paul, Solmon et Vimont qui a pu en rassembler cinquantedeux cas.
Au point de vue anatomique, le rétrécissement a son siège de prédilection au niveau de l'orifice, plus rarement sur l'infundibulum (Paul) et exceptionnellement sur le tronc de l'artère pulmonaire. Le premier résulte ordinairement de la soudure latérale des valvules en diaphragme à orifice central, à concavité tournée du côté du ventricule, et ces valvules qui sont indurées, fibro-cartilagineuses comme celles de l'aorte, entraînent un rétrécisssement si elles n'ont pas perdu toute souplesse.
Dans un grand nombre de cas, ce rétrécissement coïncide avec la persistance du trou de Bolal, ce qui ne prouve cepen-
CERMAIX SÉE. VU. — 18
DES LÉSIONS DU TYPK VALVULAIRE.
dantpas toujours l'origine congénitale, mais ce qui donne toujours lieu à une communication partielle du sang des deux moitiés du cœur.
sy...,.<d.ncs. Hypertrophie et dilalali on droite. — Quand le rétrécissement est simple il en résulte une hypertrophie avec dilatation du cœur droit facile à reconnaître, mais si les dépôts sur l'orifice pulmonaire sont peu marqués 'l'hypertrophie manque. Dans tous les cas, il y a un souffle important.
Un bruit sijstolique se développe qui couvre le premier bruit et a son maximum dans le deuxième espace intercostal gauche au point d'insertion de la troisième côte, et qui peut aussi être accompagné d'un frémissement.
Le souffle systolique pulmonaire étant parfois le seul symptôme restant, on peut le confondre avec le bruit des anémiques et des chlorotiques, qui cependant n'a pas l'intensité
du bruit pulmonal,lequelseprononcesurtoutdanslaposition horizontale du malade (G. Paul).
Le frémissement cataire perceptible au point indiqué, avec propagation vers la clavicule gauche, peut servir de moyen de diagnostic d'avec ces insuffisances mitralos, où (ce qui est rare) le souffle systolique mitralest également le plus perceptible au voisinage de l'insertion sternale de la troisième côte gauche; là il n'existe alors jamais de frémissement.
Refroidissement et cyanose, — Ilyaenoutre deux phénomènes importants qui se rattachent sans doute en partie à la congénialité; je veux parler du refroidissement péripliérique qui peut aller jusqu'à l'engourdissement des extrémités, et d'une autre part de la cyanose. Or Paul n'a pas observé le premier, et nie le deuxième, bien que la moitié de ses observations en fasse mention.
Complications avec la tuberculose. — Le fait le plus extraordinaire qui signaleces rétrécissements pulmonaires, etque